Un auteur français que mérite d’être lu

00:30, 25 ianuarie 2018 | Actual | 4244 vizualizări | Nu există niciun comentariu Autor:

Le livre de notre ami français Jean-Michel Vernochet „La guerre civile froide”, publié à Paris en 2017 à „Le retour aux surces”, est en cours de traduction pour des lecteurs de Moldavie et de Roumanie. Voici un fragment de ce travail.

Resterait à savoir si l’on peut réellement s’affranchir, ou à quel prix, des invariants qui ont présidé à la construction de la société humaine au cours d’innombrables millénaires ? Alors que le processus allait tendanciellement vers une intégration néguentropique plus forte de la structure familiale – cohésion et stabilisation – on voit depuis un siècle des forces désagrégatives puissamment à l’œuvre… Cela a commencé avec le divorce, de plus en plus facilité et banalisé au fil des ans ; puis avec l’union libre, le contrôle chimique de la procréation, le travail des femmes comme prétendu facteur d’émancipation, le vagabondage et l’ivrognerie sexuelle, la libéralisation de l’avortement, la mise obligatoire sur le même pied des sexes jusqu’à l’effacement et la négation des différences pourtant criantes entre les genres… ces deux sexes qui depuis la nuit des origines, depuis les premières palpitations de la vie sur Terre, avaient été indissociablement complémentaires (même chez les organismes hermaphrodites – tels les gastéropodes – où la reproduction par fécondation est associée à une fécondation croisée !).

À présent sont légalisés et imposés comme normes sociétales, l’inversion sexuelle, le mariage pour tous, la sexualité de groupes et la virilisation des comportements féminins. Reste encore malgré tout, à conquérir en ce domaine quelques droits pour atteindre un total affranchissement vis-à-vis des lois biologiques (et parvenir au stade posthumain, à l’extinction de l’espèce ou au Nirvana ?), mais ce n’est peut-être qu’une question de temps… sur le court terme : le commerce des ventre et des ovules, à savoir la procréation assistée et la gestation pour autrui, auquel viendrait naturellement s’ajouter la pédophilie et toutes les sexualités extrêmes dont beaucoup ont déjà discrètement droit de cité (telles la bestialité, l’urolagnie, la coprophilie[1]), et l’euthanasie protégée, encouragée par une législation ad hoc dont tous les abus seront juridiquement couverts.

Autant de droits conquis de vive force contre l’arriération mentale du peuple et de la religion réactionnaire par nature et par principe… ou pire, obtenus grâce à une pathétique passivité collective. Des conquêtes qui sont données au demeurant comme autant d’étincelants progrès pour toujours plus de Liberté. Bien entendu ce progrès est purement imaginaire. Car les idéologues de la permissivité qui le promeuvent savent excellemment en cacher les effets désastreux. Conséquences dont toutes ne sont pas différées ou reportées sine die, mais qui se font souvent immédiatement et durement ressentir, à commencer par la solitude, la maladie, la déchéance et la mort. Pensons aux malheureux sidaïques et à toutes les maladies sexuellement transmissibles et plus ou moins incurables.

Nul n’ignore la relation forte existant entre le divorce et la délinquance juvénile. Phénomène si indéniable que cette gênante question est résolue, non point en la niant comme il est d’usage à l’ordinaire, mais en l’oubliant purement et simplement ! Ajoutons que si quelques uns paraissent s’y retrouver dans cette grande foire du sexe et de la consommation ad libitum ce n’est bien entendu pas le cas de tous : jamais la solitude n’a été aussi grande que dans nos sociétés hyper massives et nos cités hyper densifiées. La prolifération des sites de rencontres et le recours extensifs aux réseaux sociaux en témoignent. Dans la foule immense des anonymes qui se laissent prendre aux mirages, combien de victimes, de ratés existentiels, de couple instables dès avant dislocation, de femmes battues. Parce que personne ne veut voir le rapport existant entre l’émancipation des femmes, l’américanisation des mœurs, l’importation d’us et coutumes étrangers à nos cultures, la surmultiplication des couples mixtes… et la démocratisation, voire la banalisation, des violences conjugales. Cette relation existe pourtant!

[1]   La zoophilie était licite et admise sans restriction en Allemagne jusqu’en février 2016 avant d’être interdite [lefigaro 18 fév 16]. Édifiante aussi l’affaire de ce chef du protocole de M. Valls ministre de l’Intérieur : « un gendarme exemplaire » mais pratiquant la coprophilie de groupe dans les égouts de Berlin et dont les ébats hors normes étaient filmés à des fins commerciales. Pris en flagrant délit sur la Toile, celui invoqua pour sa défense « son droit inaliénable à sa liberté sexuelle ». Il fut question à son endroit de sexualité extrême [lefigaro.fr 10 oct 10].

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