Situation du COVID-19 (Coronavirus) au 17 mars

20:17, 17 martie 2020 | Actual | 278 vizualizări | Nu există niciun comentariu Autor:

Le point du Général Dominique Delawarde sur la progression de la pandémie au 17 mars 0h00 GMT avec taux de mortalité des patients par âge, sexe, et patients atteints de multi-pathologies.

En réponse aux questions qui m’ont été posées sur le taux de mortalité par âge, sexe et pour les patients atteints de multi-pathologies, je vous adresse aujourd’hui les résultats d’une étude conduite par l’OMS  (Organisation Mondiale de la Santé) sur les 56 000 premiers patients «chinois» traités. L’OMS a envoyé une mission en Chine pour suivre le développement de l’épidémie. Ce rapport a été publié le 27 février 2020 sur le site de l’OMS et se traduit par les tableaux qui suivent.

Age des patients soignés pour coronavirus    Taux de mortalité
Au dessus de 80 ans 14,8%
70 à 79 ans 8 %
60 à 69 ans 3,8 %
50 à 59 ans 1,3 %
40 à 49 ans 0,4 %
10 à 39 ans 0,2 %
De 0 à 9 ans 0,0 %

Ce premier tableau semble indiquer que le risque de décès est infime en dessous de 50 ans, mais qu’il monte rapidement avec l’âge au dessus de 50 ans …

Sexe Taux de mortalité
Homme 4,7%
Femme 2,8%

Les auteurs du rapport expliquent la différence par le fait que les hommes fument beaucoup plus que les femmes en Chine. Être fumeur ne serait pas bon pour combattre le coronavirus …

Pour les multi pathologies voici le tableau statistique :

Pathologie pré-existante chez le patient Taux de mortalité
cardiovasculaire 13,2 %
Diabète 9,2 %
Hypertension 8,4 %
Difficultés respiratoires chroniques 8 %
Cancer 7,6%
Aucune maladie préexistante 0,9 %

Il vaut donc mieux être en bonne santé pour affronter le coronavirus avec les meilleures chances de survie.

            En clair, si vous êtes une femme de moins de 40 ans et en bonne santé, vous avez beaucoup plus de chances de survie au coronavirus qu’un homme de plus de 80 ans, affecté de problème cardio-vasculaire. On s’en serait douté … mais on a des chiffres.

Éléments statistiques du jour (J 64 de l’épidémie) :        

162 pays (+5) ont été, à ce jour, affectés par le virus, pour 181 290 cas déclarés

7 128 décès, 78 328 guérisons, 95 834 patients en cours de soins.
40 pays n’ont pas été affectés à ce jour par le coronavirus
112 pays touchés ne comptent aucun décès
37 pays déclarent entre 1 et 10 décès,
parmi eux, 3 n’ont plus de malades (par décès ou guérison du seul patient qu’ils avaient).
8 pays déclarent entre 11 décès et 100 décès
5 pays ont enregistré plus de 100 décès (Chine, Italie, Iran, Espagne, France)
Sur les 7 128 décès enregistrés dans le monde, 6 714  l’ont été dans ces 5 pays (94,2%)

Il y a de bonnes et de moins bonnes nouvelles.

Les bonnes nouvelles :

1 – Au niveau de la planète :

Le nombre de nouveaux cas déclarés en 24 heures est en baisse: 11 730 contre 12 724 hier.

Le nombre de décès a diminué: 629 contre 663 hier. Les personnes déclarées en situation sérieuse ou critique n’augmente pas sensiblement 6162 aujourd’hui contre 5 913 hier. On n’est pas encore, loin s’en faut, dans les modèles de progression «exponentielle» prévue par certains «experts».

2 – En Chine

Le nombre de nouveaux cas enregistrés (36) et de nouveaux décès (+ 14) restent très faible à l’échelle du pays, le nombre de personnes déclarées en situation sérieuse ou critique reste stable à    3 226. Le nombre de personne déclarées guéries augmente de 900 et réduit d’autant le nombre de patients en cours de soin.  Ceci confirme que  l’extinction de l’épidémie y est toujours en bonne voie.

Les moins bonnes nouvelles :

1 – La coeur de la pandémie de coronavirus n’est plus asiatique, mais clairement européen. Près de 9 000 des 11 730 nouveaux cas répertoriés hier sont des citoyens de l’UE. S’agissant des décès des dernières 24 heures, 70% des décès (454) sont des européens. Notons que la Russie, avec seulement 93 cas déclarés depuis le début de l’épidémie, dont aucun en condition critique et aucun décès, semble préservée du mal et des problèmes économiques internes au pays qui peuvent en découler ….

2 – Pour l’Italie, la situation devient critique. Elle enregistre 56 % des décès COVID-19 de la planète (349) sur les dernières 24 heures, 28% des nouveaux cas du jour, et 31% des cas en situation critique. On peut s’étonner que la solidarité européenne, pourtant prévue par les textes, ne s’exerce pas vraiment à l’égard de l’Italie au niveau où elle le devrait. Chacun des états membres de l’Union s’occupe de son propre problème et assiste, plus ou moins compatissant, au malheur de l’Italie. Cela montre, s’il en était besoin, les limites, en cas de crise, de la solidarité européenne dont on nous parle si souvent ..….. Cette solidarité ne s’applique donc pas face à un fléau qui nous menace tous directement, mais elle s’applique fort bien, en revanche,  pour faire face, par des sanctions, à une Russie qui ne nous menace pas. L’UE donne, dans cette affaire, un bien triste spectacle au monde…

 3 – Pour l’Iran, l’Espagne et la France, la situation reste préoccupante et l’épidémie n’a pas encore atteint son pic. Avec ceux de l’Italie, le nombre des décès par coronavirus de ces 4 pays (547) représente 88% des décès de la planète (623) pour la journée d’hier.

2- S’agissant de la France, la situation se détériore avec 1 210 nouveaux cas déclarés contre 924 hier. En revanche, avec 21 décès contre 36 la veille, et une stabilisation des situations qualifiées de sérieuses ou critiques qui reste à 400 comme hier, on est toujours loin des prévisions apocalyptiques à caractère «exponentiel» de certains «experts».

Avec 148 décès à ce jour, la France reste très en deçà des 100 000 morts de 1957 (grippe asiatique) et des 400 000 morts de 1918 (grippe espagnole). Elle reste même très en deçà du bilan de la canicule de 2003 (19 490 morts) et du bilan de la grippe saisonnière de l’hiver 2018-2019      (8 100 décès). Il semblerait même que la grippe saisonnière 2019-2020 ait été particulièrement clémente avec, au pire, quelques centaines de morts.

Comme hier, les taux de mortalité de l’Italie, de l’Espagne et de la France par rapport au nombre de cas déclarés interrogent quand on les compare à ceux de l’Allemagne, de la Suisse, de l’Autriche, de la Norvège, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, de la Corée du Sud et du Japon.

S’agit-il d’une question d’organisation des systèmes de santé, s’agit-il des traitements appliqués aux malades, s’agit-il d’une question liée à «l’atavisme latin» des populations ? L’avenir nous le dira peut être. Le fait est qu’avec 7 241 cas déclarés, l’Allemagne n’a enregistré que 15 décès à ce jour, alors que la France avec 6 633 cas déclarés, enregistre 148 décès … ?

Source: https://strategika.fr

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