Les présidents d’universités veulent accélérer la vaccination pour leur personnel et les étudiants

12:43, 21 martie 2021 | Actual | 159 vizualizări | Nu există niciun comentariu Autor:

La vice-présidente de la Conférence des présidents d’université entend convaincre le gouvernement d’accélérer la vaccination des étudiants et personnels universitaires bien qu’ils ne figurent pas en tant que tels dans les catégories prioritaires.

Dans un entretien accordé le 16 mars au Huffington Post, Virginie Dupont, la vice-présidente de la Conférence des présidents d’université (CPU) a fait savoir que son association entendait défendre auprès du gouvernement une campagne de vaccination accrue ciblant étudiants et personnels universitaires, afin d’optimiser les chances de retours sur site d’ici la rentrée, en septembre 2021.

«Il faudrait probablement qu’il y ait un point d’accélération [de la campagne de vaccination] sur cette frange de la population», a ainsi estimé Virginie Dupont par ailleurs présidente de l’Université Bretagne Sud qui prône le concept de «pass pour la liberté» qui pourrait selon elle encourager les étudiants les plus réticents à se faire vacciner afin d’accéder aux «choses qu’ils aiment : comme revoir leurs camarades, les voyages, les sorties, les bars».

Toutefois, comme le relève le Huffington Post, dans le calendrier vaccinal actuellement prévu par le gouvernement, les étudiants et personnels universitaires ne figurent pour l’heure pas, en tant que tels, dans les catégories prioritaires pour l’accès aux vaccins contre le Covid-19. «L’ensemble des Français volontaires pourront se faire vacciner à partir du printemps, lors du déploiement de la 3e phase. L’objectif du Gouvernement est d’avoir proposé la vaccination à tous les français adultes d’ici la fin de l’été», peut-on en effet lire sur le site du ministère de la Santé.

En tout état de cause, la vice-présidente de la CPU n’écarte pas une reconfiguration durable concernant les cours pouvant être suivis à distance. «On a appris de la crise sanitaire en un an, on sait ce qui marche bien en distanciel, comme les cours magistraux et ce qu’il est préférable de garder en présentiel, comme les TD et TP. Ainsi nous saurons faire des aménagements si nous ne pouvons pas revenir à 100% en présentiel», a-t-elle encore confié au Huffington Post.

Pour rappel, le phénomène de précarité au sein du monde étudiant a été significativement exacerbé dans le cadre de la crise sanitaire. Depuis plusieurs mois, le gouvernement a annoncé une série de mesures comme la création de «chèques psy» ou de repas à un euro dans les restos U. Ces mesures sont jugées «insuffisantes» par bon nombre d’organisations.

Source: https://reseauinternational.net