Et le Coronavirus provoqua la fin d’un monde

09:55, 17 martie 2020 | Actual | 311 vizualizări | Nu există niciun comentariu Autor:

La France est en état de guerre. Après la stupeur, les larmes et la terreur, elle devra se reconstruire sur les ruines de l’incapacité progressiste à la perpétuer, analyse Grégory Roose.

La France va enfin livrer bataille contre le Coronavirus.Trop longtemps, le gouvernement a renâclé à l’idée de prendre des mesures contraires aux prétendues valeurs progressistes de tolérance, de partage et de solidarité : cette « simple grippe », qui provoque depuis des mois la panique en Asie, ne méritait pas que l’on s’en souciât. Mais devant l’ampleur de la pandémie qui gagne désormais le pays, le gouvernement est contraint de prendre des mesures aussi tardives que draconiennes. Après une phase interminable d’insouciance affichée et de condescendance à peine voilée, les valeurs progressistes, finalement vaincues par la raison, sont balayées par le principe de réalité. Parmi elles, le déni de la frontière connaît le plus cuisant des revers. Emmanuel Macron, dans son allocution du vendredi 13 mars 2020, a eu cette petite phrase lourde de (non)sens : « Le virus n’a pas de passeport. » Elle en dit long sur l’enjeu politique d’une fermeture des frontières auquel le pouvoir progressiste se refuse toujours, à l’heure où ces lignes sont écrites. Macron sait que s’il recule sur cette posture du déni des frontières, pierre angulaire de l’idéologie progressiste, il aura toutes les peines du monde à convaincre de leur inutilité une fois la crise terminée. Pourtant, même dans les pays rongés par le progressisme, le réflexe de protéger son peuple des menaces extérieures est quasi Pavlovien : l’Allemagne, partenaire historique dans la construction européenne, ferme ses frontières avec la France, imitant de nombreux autres états européens qui l’ont précédée.

Le progressisme, même acculé par l’évidence, s’enferme dans un déni idéologique, niant le rôle protecteur de la frontière contre le virus. Un virus n’a certes pas de passeport, mais son hôte en a un. Comment expliquer aux Français qu’il faut appliquer des gestes « barrières » pour endiguer la propagation du virus alors que le gouvernement se refuse à fermer celles de la nation ? Pourquoi fermer presque tous les lieux de vie sur le territoire national, mais laisser la possibilité aux étrangers potentiellement infectés de pénétrer en France et d’accélérer la propagation du virus? Nos hôpitaux seront bientôt à court de places dans les salles de réanimation, mais nos frontières ouvertes vont permettre à des ressortissants étrangers de se faire soigner à la place des Français. C’est la version ultime de la formule consacrée « les autres avant les nôtres ». Face à ces incohérences, le progressisme va devoir faire des choix qui vont brouiller sa matrice idéologique. Si en Italie les médecins font face quotidiennement à un dilemme cornélien pour décider quel patient doit être sauvé, laissant souvent mourir les moins jeunes, les médecins en France devront bientôt choisir qui, entre un migrant africain de 25 ans vivant des subsides de l’État et un père de famille français, cinquantenaire, qui travaille, vote LREM et paye ses impôts, doit rester en vie.

L’Allemagne, qui demande à la France de partager sa frappe nucléaire, lui a refusé l’exportation de masques et lui a fermé ses frontières.

L’Union Européenne, autre socle idéologique du progressisme, montre sa totale incapacité à protéger ses peuples des menaces mortelles. Quelle coordination européenne pour faire face aux crises sanitaire, financière, économique qui s’annoncent ? Quelle concertation pour venir en aide à l’Italie dans les premiers moments de la crise ? L’Allemagne, qui demande à la France de partager sa frappe nucléaire, lui a refusé l’exportation de masques et lui a fermé ses frontières. C’est la Chine qui vient en aide à l’Italie et bientôt à la France, 6e puissance mondiale, en manque de matériel médical par excès d’amateurisme.

D’autres valeurs du progressisme sont balayées par le principe de réalité. L’écriture inclusive, la lutte contre les pseudo-inégalités et la discrimination, Les machin-phobies, l’égalitarisme à tous les étages ? En évacuant ces sujets qui saturent habituellement l’espace médiatique, le Coronavirus révèle la futilité de ces revendications subventionnées. D’ailleurs, le virus frappe très majoritairement les personnes âgées et tue 70 % d’hommes. Il nous rappelle ainsi que la discrimination est un phénomène naturel que les crissements hystériques des égalitaristes ne peuvent combattre. Les valeurs de partage ? Les gens se ruent dans les magasins, faisant des réserves disproportionnées en piétinant leur voisin. La solidarité ? Des pâtes sont vendues à 6 euros le kilo sur un célèbre site de vente en ligne, soit 10 fois le prix du marché…

Les machin-phobies, l’égalitarisme à tous les étages ? Le Coronavirus révèle la futilité de ces revendications subventionnées.

Malgré ses tares, c’est un gouvernement progressiste qui va guider les Français dans cette épreuve inédite dans l’histoire de l’humanité post-moderne. Collectivement, nous devons nous préparer à faire face à un tremblement de terre sanitaire qui sera suivi d’un tsunami économique et financier. L’heure est donc à la discipline, à l’ordre et à la réelle solidarité entre les hommes, pas celle des slogans progressistes qui s’évanouissent dans la panique générale.

Après la stupeur, les larmes et la terreur, la France devra se reconstruire sur les ruines de l’incapacité progressiste à perpétuer son peuple, son rayonnement, son âme.

Source: https://www.valeursactuelles.com

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