Bitcoin, Great Reset, CBDC et Identité Numérique

09:10, 24 noiembrie 2021 | Actual | 144 vizualizări | Nu există niciun comentariu Autor:

Identité numérique

Le concept d’identité numérique (Digital ID) est très en vogue depuis le début du grand cirque Microbien. Bill Gates et d’autres figures bien connues du cercle globaliste l’ont mise en avant immédiatement après le début de la pandémie.

Bill Gates fut le premier dès mars 2020 : « nous finirons par avoir besoin d’un genre de certificat numérique pour montrer que l’on s’est rétabli, testé ou vacciné ». L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair lançait quelques mois plus tard (septembre) que c’est faire preuve de « bon sens que d’utiliser l’identité numérique » pour combattre le virus.

En tant que premier ministre, T. Blair avait déjà tenté d’imposer une carte d’identité nationale aux Anglais qui, à ce jour, n’en possèdent toujours pas. Nos amis anglais n’ont rien perdu pour attendre puisque la pandémie a bien opportunément fourni l’occasion d’imposer un système centralisé d’identité numérique (Covid pass), déjà transformé en ségrégation sanitaire que l’on peine à imaginer venant des pays « démocratiques ».

Le déploiement de cette identité numérique explique probablement en bonne partie pourquoi cette mascarade virale traîne en longueur. Peu semblent s’en rendre compte, mais cette identité numérique, anodine en apparence, constitue la première pierre d’un système de contrôle dont le but est de nous habituer à moins de libertés. La raison sanitaire étant évidemment une farce.

La vaccination obligatoire est un tremplin vers ce système d’identification numérique technocratique que les puissants ne tarderont pas à mettre à profit pour d’autres desseins comme l’interdiction des comptes anonymes sur les réseaux sociaux. La ministre britannique de l’Intérieur Priti Patel ne l’exclut pas et envisage même de légiférer pour emprisonner les « trolls » de l’Internet… En France, le Sénat a déjà rédigé une proposition de loi visant à créer une autorité de surveillance chargée de collecter les identités des utilisateurs lors de leur inscription.

Social media users could face two years in prison for sending messages or posting content that causes ‘psychological harm’ under the government’s new online harms bill

Ministers are looking to include so-called Twitter “pile-ons” as a possible offence https://t.co/aXHNTfXaWQ— The Times (@thetimes) November 1, 2021

« Les utilisateurs de médias sociaux pourraient être condamnés à deux ans de prison pour avoir envoyé des messages ou publié des contenus qui causent un « préjudice psychologique », selon le nouveau projet de loi du gouvernement sur les préjudices en ligne.
Les ministres envisagent d’inclure les « pile-ons » Twitter dans les infractions possibles
. » J’ai mal à ma liberté d’expression…

L’identité numérique est un cheval de Troie gouvernemental dans nos données personnelles en vue de mieux nous profiler à des fins de contrôle. L’état se servira tôt ou tard de cette architecture numérique pour surveiller chaque page web visitée, chaque message envoyé, chaque commentaire publié.

Les politiques se sont rendus compte de l’énorme pouvoir que les GAFAM retirent de nos données et réclament leur part du gâteau algorithmique. L’identité numérique leur permettrait d’avoir accès à des dossiers sensibles contenant des données médicales, biométriques, professionnelles, de voyage, etc.

Cette fusion entre gouvernement et multinationales de la Big Data fait partie de la stratégie du « Stakeholder capitalism » cher au World Economic Forum (WEF) et l’identité numérique en est la clef de voûte. Le Forum de Davos est depuis longtemps en première ligne contre l’anonymat en ligne sous prétexte de « s’attaquer à la cybercriminalité ». Les experts en cybersécurité en rient encore.

The « Great Narrative initiative »

Le World Economic Forum s’intéresse depuis longtemps à l’identité numérique. Elle est présentée comme une « facilitatrice clef en faveur d’une reprise économique rapide et plus inclusive » qui sera sans conteste un grand sujet de discussion lors de la présentation de la « Great Narrative » (Grand Récit) qui se déroulera du 10 au 13 novembre à Dubaï.

« L’initiative « Great Narrative » et la réunion de Dubaï seront un puissant catalyseur pour dessiner les contours d’un avenir plus prospère et inclusif pour l’humanité, et qui soit également plus respectueux de la nature », a déclaré le patron du WEF, M. Klaus Schwab.

L’idée de « Great Narrative » est quelque chose que le philosophe Jean-François Lyotard appelait « métarécit ». C’est-à-dire un récit commun à tous. Un récit « inclusif », pour reprendre l’expression favorite des globalistes.

L’historien américain Hayden White suggère par exemple qu’il existe quatre grands récits occidentaux : le fatalisme grec, le rédemptionnisme chrétien, le progressisme bourgeois et l’utopisme marxiste. Ces grands récits sont le terreau d’idéologies servant à justifier des systèmes de pouvoir plus ou moins autoritaires.

Les idéologies ont toujours ignoré la science contrairement au Forum de Davos qui en a fait son cheval de bataille pour justifier la suppression de nos libertés de manière autoritaire. D’abord pour cause de terrorisme. Puis pour cause virale. Et désormais pour cause de changement climatique.

Il ne s’agit là en aucune façon de nier la catastrophe que représente un monde à +3°C si l’humanité ne cesse pas d’augmenter la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Mais plutôt de souligner qu’un système de surveillance de masse se cache derrière le techno-solutionnisme que l’on veut de nous vendre.

L’ancien candidat à la présidence américain Al Gore a par exemple vanté l’intelligence artificielle de l’organisation Climate TRACE durant la COP26, affirmant qu’elle permettra de révéler l’identité des responsables des émissions de gaz à effet de serre :

« Nous obtenons des données de 300 satellites captant les infrarouges et plus de 11 000 capteurs terrestres, aériens et maritimes pour déterminer avec précision d’où viennent les émissions de gaz à effet de serre. Nous les croisons avec de multiples flux de données Internet grâce à l’intelligence artificielle afin de savoir d’où viennent les émissions de CO2. L’année prochaine, nous pourrons descendre jusqu’au niveau de chaque centrale électrique, de chaque raffinerie, de chaque grand navire, de chaque avion, de chaque décharge. »

Al Gore describes his Climate TRACE coalition as a global surveillance system that targets carbon emitting bad guys.

He’s partnered on the initiative with Eric Schmidt, who’s assisting the Pentagon on its Third Offset strategy to compete with Russia and China on AI/tech. pic.twitter.com/IHC2oUuhV4— Max Blumenthal (@MaxBlumenthal) November 6, 2021

« Al Gore décrit sa coalition Climate TRACE comme un système de surveillance mondial qui cible les méchants émetteurs de carbone.
Il s’est associé pour cette initiative à Eric Schmidt, l’ex CEO de Google, celui-là même qui aide le Pentagone à mettre en place ses stratégies pour concurrencer la Russie et la Chine en matière d’intelligence artificielle et de technologie. »

Comme si nous avions besoin de tout cet attirail intrusif pour savoir d’où viennent les émissions de CO2… Climate Trace est en partenariat avec le World Resource Institute (WRI) qui reçoit un financement généreux de la part de Shell, Cargill, Google, The Open Society Foundation, USAID, WEF et la Banque mondiale. Le WRI joue également un rôle clé en s’assurant que les pays pauvres ne nationalisent pas les projets miniers « verts ».

Bientôt, c’est à l’échelle de l’individu que cette surveillance de masse s’opérera, notamment grâce à l’analyse de nos historiques d’achat. Nous en revenons à l’identité numérique qui fera également partie intégrante du CBDC (Central Bank Digital Currency) qui s’annonce comme un mouchard de nos empreintes carbone grâce à la surveillance de nos habitudes de consommation.

Green CBDC

La banque d’Angleterre a récemment dévoilé son intention de créer un CBDC (Central Bank Digital Currency) « programmable ». Dit autrement, cette nouvelle forme de monnaie pourra être dépensée sous certaines conditions.

Nous rapportions début octobre dans cet article que le CBDC programmable permet d’éviter « certaines activités perçues comme socialement nocives ». « Cela permettrait de contrôler la façon dont sont dépensées les aides sociales », a déclaré Tom Mutton, le Mr CBDC de la banque centrale anglaise. « L’État ou l’employeur pourra contrôler la manière dont l’argent est dépensé par le bénéficiaire ».

Les banquiers sont dans l’ensemble assez discrets sur la possibilité d’interdire l’achat de produits et services trop gourmands en CO2, mais Mastercard a déjà mis les pieds dans le plat. Nous rapportions dans le même article (La Banque d’Angleterre révèle le côté obscur du CBDC) :

« Le leader mondial des paiements s’est allié avec Doconomy pour combattre le changement climatique en lançant un service bancaire mobile permettant aux utilisateurs de suivre et de réduire leur empreinte carbone. Comment ? En désactivant la carte CB dès qu’un certain plafond de CO2 est atteint. Chacun sera bien entendu libre d’activer cette option, jusqu’au jour où cette option n’en sera plus une… »

Le CBDC est un prélude à la fin du cash. Un monde où chaque achat dépend d’une identité numérique au nom de l’impératif climatique. Là où le bât blesse, c’est que la pléthore de Green Washing mise en avant par les stakeholders suggère que ce « grand récit » sur le changement climatique sert avant tout d’alibi pour construire une dystopie orwellienne de surveillance de masse et de rationnement…

Terminons sur le CBDC en ajoutant qu’il sera une monnaie souffrant d’un taux négatif. C’est en tout cas ce que souhaite Saule Omarova, la présidente de l’Office of the Comptroller of the Currency (un régulateur fédéral des grandes banques US) qui veut permettre à la FED, « lorsqu’elle n’est pas en mesure de contrôler l’inflation via l’augmentation des taux d’intérêt », de confisquer les dépôts de CBDC afin de resserrer la politique monétaire :

« Cet outil ne doit être réservé qu’à des circonstances extrêmes et rares, lorsque la Fed n’est pas en mesure de contrôler l’inflation en augmentant les taux d’intérêt […], mais il est néanmoins important de disposer d’un mécanisme permettant de drainer l’excès de liquidités en perturbant le moins possible l’activité productive. »

Pour le dire autrement, la FED sait que la décroissance promise par la raréfaction des ressources énergétiques va provoquer de l’hyperinflation et que la seule façon d’éviter cette ruine monétaire est d’aller pomper « l’excès de liquidités » (votre épargne).

Les puissants parlent de changement climatique, mais à vrai dire, c’est bien davantage le pic pétrolier (passé en 2018) qui les préoccupent. Ce sevrage énergétique inéluctable (la décroissance) promet l’hyperinflation si l’on n’instaure pas des quotas de consommation.

D’où la monnaie du futur CBDC qui sera « fondante » et/ou conditionnée.

-Fondante via taux négatif
-Conditionnée par un quota carbone attribué à chaque individu

Cela ressemble fort à des tickets de rationnement hightech…

DID & Bitcoin

À la lumière de ce qui nous attend, la question de l’anonymat ne paraît plus si triviale que ça.

« Ne pas se soucier du droit à la vie privée parce que l’on n’a rien à cacher, c’est comme ne pas se soucier de la liberté d’expression parce que l’on n’a rien à dire. »

Edward Snowden

Nous devons refuser les systèmes d’identité numérique centralisés et le bitcoin apporte une nouvelle fois une solution élégante.

Cette dernière partie est inspirée d’un article publié sur Bitcoinmagazine.com dont nous recommandons chaudement la lecture aux anglophiles.

L’introduction met en exergue la récente mise hors ligne de Facebook. Notamment le fait que ceux qui utilisent FB pour se connecter à d’autres sites se sont retrouvés dans l’incapacité de s’y connecter. En cause: les boutons de connexion des trois géants du web que sont Google, Facebook et Apple.

« Les entreprises qui détiennent nos données personnelles dans leurs systèmes centralisés se sont avérées être de très mauvais gardiens de ces données. Les vols de données et d’identité sont désormais légion, sans parler du capitalisme de surveillance – une industrie de l’ombre qui analyse, vend et monétise nos données », peut-on lire dans l’article.

En effet, la centralisation des données (data pools) en font des proies irrésistibles pour les hackers. Récemment, le réseau social Twitch en a fait les frais avec le leak de l’ensemble de l’historique de rémunération de ses influenceurs ou encore la totalité du code source de la plateforme. Et que dire du hack de Facebook le 4 octobre. Les données personnelles de 1.5 milliard de personnes ont fuité…

Bitcoin Magazine avance que « nous devrions nous-même être les propriétaires de nos identités » afin de ne pas dépendre des boutons de connexion des GAFAM et/ou des identités numériques des gouvernements. L’auteur de l’article invoque un « impératif moral » de s’émanciper des entités centralisées devenues contrôleuses de notre identité, et appelle à « mettre en œuvre la norme web DID afin de permettre aux utilisateurs de sécuriser leurs propres identités ».

Une DID est une Identité Décentralisée (Decentralized ID). Elle est un identifiant cryptographiquement sécurisé que l’on crée, possède et contrôle, contrairement à une adresse e-mail Google et les identités numériques que les gouvernements et autres banques centrales se sont mis en tête de créer depuis l’irruption de ce virus wuhanais

Une DID est une clef publique reliée à des documents officiels chiffrés. Son rôle est de remplacer les identités numériques centralisées dont nous n’avons pas le contrôle et qui noyautent toutes nos données.

Sauf que :

« Ces dernières semaines, des membres clés du World Wide Web Consortium (W3C), menés par Mozilla, ont entravé les efforts visant à approuver une norme Web qui permettrait à des milliards de personnes de contrôler de manière privée et sécurisée leurs propres données et identités. La proposition – qui a été élaborée pendant des années et qui n’est plus qu’à quelques mois de la ligne d’arrivée – est connue sous le nom d’identifiants décentralisés (DID). Ces membres du W3C, dans un geste opportuniste flagrant, protègent leurs propres flux de revenus, pour eux-mêmes et pour leurs idéologies politiques […]. Il semble que Facebook ne soit pas le seul à encourager une culture plaçant les intérêts commerciaux internes au-dessus de l’intérêt public. »

Et pour boucler la boucle sur le bitcoin, soulignons que les blockchains résistantes à la censure (comme le bitcoin) sont des systèmes idéaux pour ancrer les documents DID. Les blockchains constituent un registre d’événements décentralisé, immuable et chronologique sur lequel l’ensemble de l’humanité peut s’accorder.

Même des ingénieurs de Microsoft se sont rendus à l’évidence et travaillent sur une DID adossée à la blockchain du bitcoin (le projet ION). Comme quoi…

Source: https://strategika.fr