La signification suprahistorique du massacre des derniers Romanov (4)

09:47, 15 februarie 2018 | Actual | 469 vizualizări | Nu există niciun comentariu | Autor:

Le redressement de la Russie

Un gigantesque changement intérieur de l’histoire européenne grand-continentale eurasiatique va devoir renouveler, dans le peu d’années qui restent jusqu’à la fin du millénaire presque déjà révolu, dans les dix premières années du prochain millénaire, l’identité propre de celle-ci et jusqu’à son destin même – son destin historique et, aussi, et surtout, désormais, son destin spirituel, son nouveau destin spirituel – et ce renouvellement étant commandé, avant tout, par le retour impérial de la Russie au sein de la communauté européenne, retour rendu possible – et impérieusement nécessaire – par l’effondrement du communisme en Russie et partout dans l’Europe de l’Est. A travers la Russie, l’Europe retrouve, à présent, à nouveau, ses destinées eurasiatiques antérieures. Alexandre Douguine ne dit-il pas que la Russie est le pont de l’Europe vers l’Inde ?

Dans un certain sens, c’est précisément le retour de la Russie à l’histoire, son arrachement final à l’anti-histoire dont elle s’était faite l’avant-garde agissante du temps de son assujettissement forcé à la conjuration mondiale du communisme, qui est en train de constituer, à l’heure présente, les fondations nouvelles – les refondations vivantes – de la nouvelle histoire eurasiatique du monde, déjà en cours, histoire encore à venir dans toutes ses disponibilités mais, qui, au niveau des principes, est déjà là : sans la Russie rien n’était possible, tout nous est à nouveau possible avec la Russie.  Ainsi que l’observait Guido Giannettini dans un de ses essais géopolitiques d’avant-garde, pour la première fois depuis des temps indéfinis, depuis la fin même, peut-être, du néolithique, les hommes d’un même sang et appartenant à la même vision fondamentale de l’être et du monde, à une même civilisation profonde, se retrouvent à nouveau ensemble, prêts à intégrer l’ancienne unité de leur prédestination commune, de l’Atlantique aux Pacifique.

La Russie, cependant, devra avant tout savoir pouvoir se retrouver elle-même, dans les profondeurs, et jusqu’au niveau le plus périclité de son actuelle histoire immédiate, qui se trouve en état de crise totale. Surmonter, dépasser cette crise.

Or, pour que la Russie se retrouve ainsi elle-même, deux conditions dogmatiques me paraissent nécessaire : exorciser, abyssalement, anéantir le spectre de V.I. Lénine et ce que celui-ci signifie, tout ce que celui-ci signifie, et apaiser les ombres injuriées, toujours inconsolées et inconsolables, de la souche impériale des Romanov si ignoblement dévastée en 1918, à Ekaterinbourg.

Suivant cette dialectique du rachat et de la réparation mystagogique d’une réalité historique dépravée, excommuniée de l’ordre avouable du monde, la momie de V.I. Lénine devra-t-elle être réduite en cendres et ces cendres dispersées, neutralisées suivant les anciennes lois secrètes de l’expropriation et de l’expulsion en force hors des limites juridiques de ce monde de ce qui s’y était infiltré en provenance d’ailleurs, et avec des intentions hostiles, ainsi que de toutes traces d’influences occultes, indéfiniment néfastes et persistantes, attachées à cette momie et à son double d’ombre – ou doubles d’ombre – dépendantes de cette momie ou des états de sa stagnation spectrale encore en réverbération, et pouvant répondre à des sollicitations renouvelées, d’où qu’elles vinssent, y inclus du néant intermédiaire des mondes et des infra-mondes antiontologiques de nature spectrale qu’ont su entrevoir certains éléments instruits par le groupe ultra-secret de (…), ou dans sa suite persistante en Grande Bretagne.

Ce travail d’exorcisme cosmique doit être confié au Dalaï Lama personnellement, qui seul dispose aujourd’hui des appareillages, des agrégations humaines et surhumaines capables encore de poursuivre irrévocablement, jusque y inclus dans les „espaces extérieurs”, une opération de ce genre et de cette importance cosmique, capable de faire se désagréger les agrégats démonologiques depuis si longtemps à l’œuvre.

Quant à l’apaisement des Romanov, suppliciés et profanés à dessein à l”Ekaterinbourg, il faudrait pouvoir arriver, pour que ce qui doit être fait à ce sujet se fasse dans les règles, et tout à fait efficacement, à un état de mobilisation, d’œcuménicité nationale russe totale sur ce projet, intégrant dans un même élan profond et saint, le retour de la nation tout entière au sentiment antérieur, ainsi qu’à leur canonisation régulière par l’Eglise Orthodoxe de Russie et, éventuellement, par l’Eglise de Rome aussi. Car il faut que les ombres suppliciées des Romanov acceptent charitablement de faire leurs aussi l’immense épreuve de sang versé et de souffrances qui fut celle du peuple russe pris dans le piège du communisme, et que le peuple russe en vienne à s’identifier consciemment – ainsi d’ailleurs que cela fut fait, les dizaines de millions de victimes innocentes, russes et autres, n’en finissent plus de le témoigner silencieusement – au supplice final, métasymbolique, liturgique et cosmiquement signifié des Romanov eux-mêmes, et que les deux holocaustes soient ainsi offerts, ensemble, à Dieu pour le rachat et la transfiguration, l’assomption et l’exaltations divines, pour leur intégration amoureuse et thaborique dans la Montagne de Souffrance, dans le Carmel Noir édifié par le communisme à des fins finalement retournés contre lui-même, perdant, ainsi, en dernière instance, par la très secrète dialectique nocturne de la Divine Providence en action, toujours qui veille.

D’autre part, au niveau sidéral ou n’apparaissent plus ni n’agissent que seuls les intersignes produits par la divinité elle-même, une haute procédure rituelle resterait encore à accomplir : que l’on remplaçât, sur le faîte du Kremlin, l'”étoile rouge” de V.I. Lénine par une représentation de Notre-Dame de l’Assomption. Saint Maximilien Kolbe n’avait-il pas prédit, avant la dernière guerre, que le jour viendra où la figure glorieuse de Marie l’Immaculée va illuminer la terre et les cieux depuis le sommet ultime du Kremlin ?

Or, ne l’oublions pas, l’Eglise originelle du Kremlin, œuvre de Ridolfo Fioravanti, est dédiée à Notre-Dame de la Dormition, autrernent dit à Notre-Dame de l’Assomption, à Maria in cœlo assumpta.

Le couronnement mariai du Kremlin vaut infiniment plus qu’un symbole du retour à la foi ancestrale de la Russie orthodoxe, si longtemps dégradée, parce qu’un mystère abyssal y tient ses assises ontologiques : la toujours inexplicable libération de la Russie du communisme, telle que celle-ci eut à se faire, comme dans l’espace d’un rêve, de quelle manière irréelle, n’a-t-elle pas été le résultat d’une intervention directe de Marie l’Immaculée dans l’histoire actuelle du monde, intervention annoncée sous condition lors des apparitions mariales de Fatima, en 1917, et qui ne devait s’accomplir que sous l’engagement formel de la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, consécration à proclamer par le Souverain Pontife régnant à Rome, „en étroite et profonde communion de vœu avec l’ensemble de ses Evêques” ?

C’est donc très miraculeusement que la libération de la Russie du communisme s’est faite, peu de temps après la proclamation par le Pape Jean-Paul II, de la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, et ce malgré  et par-dessus ce qu’eussent pu croire ceux qui, en Allemagne et en Russie, s’y trouvaient à ce moment-là secrètement mobilisés à leur tâche conspirative antisoviétique, et qu’elle ait pu bien avoir été sur le terrain la part de leur action dans l’ombre, la part de leur action politique spéciale, souterraine, l’inconcevable miracle de la libération de la Russie du communisme ayant été – il faut le reconnaître absolument – l’œuvre directe, et personnelle, du Cœur Immaculé de Marie, de celle-là même que saint Maximilien Kolbe appelait l’Immaculée.

Le couronnement devrait-on même dire la coronation – mariale du Kremlin deviendrait alors, et avant tout, comme une Action de Grâce, le geste charismatique des remerciements de la Russie à l’égard de ça. Divine Libératrice, et de son Cœur Immaculé.

Ainsi les développements présents et à venir du symbole du couronnement mariai du Kremlin visionnairement entrevu et annoncé par saint Maximilien Kolbe deviennent ils plus importants que le fait de ce symbole lui-même, qui s’ouvre déjà, à l’heure actuelle, sous le soleil du mystérieux dessein mariai en marche comme un bourgeon qui livre successivement le secret de ses transformations implicites, prévues, présentes en lui avant qu’il n’ait à s’ouvrir, et qui ne se laisseront connaître qu’en s’accomplissant en pleine lumière du jour, au dernier état de sa métamorphose.

Vers où va-t-il donc le grand dessein salvateur du Cœur Immaculé de Marie, quelle en sera la conclusion suprahistorique, inouïe, le moment venu et compte tenu de ce qui s’est déjà fait jusqu’à présent ?

Un témoignage en provenance de l’actuel pouvoir politique russe

 

Cependant, par acquis de conscience, j’ai également tenu à connaître un point de vue opposé au mien quant aux nouveaux chemins, qu’il faudrait, d’après moi, que la Russie emprunte pour rencontrer sans plus tarder ses ultimes destinées révolutionnaires grand-européennes, eurasiatiques. Pour qu’elle puisse devenir cette „Nouvelle Russie” dont on attend tant.

Ainsi, ayant fait part de la grille de ces instructions eschatologiques révolutionnaires qui me semblent s’imposer d’urgence, à quelqu’un qui, récemment, avait détenu, et détient encore de très hautes fonctions politiques spéciales à Moscou – quelqu’un qui eût pu être Oleg Lobov, ou Iouri Skokov, etc. – et dont les convictions intimes, sous la couche de leurs circonvolutions diversionnelles, de précautions de circonstance, me paraissent quand même être les mêmes, en fin de compte, que celles des nôtres, je me suis attiré la suivante réponse d’ensemble. Que voici :

„Je ne nie pas qu’à un certain niveau, les considérations spirituelles et religieuses, voire mystiques, dont vous nous faites part peuvent avoir leur importance, sans doute, quelque part, une importance plus ou moins décisive, capable de changer entièrement la face des choses, dans le présent et, surtout, dans l’avenir. Mais il n’en reste pas moins certain que votre point de vue – auquel, encore une fois, je souscris, personnellement, sans réserve, mais personnellement seulement – ne saurait en aucun cas détenir une utilité opérative réelle, immédiate, dans la Russie d’aujourd’hui. Les problèmes ultra-vitaux de la Russie sont à l’heure actuelle – et le seront de plus en plus, et pour bien longtemps encore – des problèmes d’ordre exclusivement matériel, des problèmes économiques et sociaux d’une gravité dont personne en Occident ne peut actuellement avoir la moindre idée. La bande de traîtres et de crétins dégénérés qui se sont trouvés chargés de conduire le processus révolutionnaire de la sortie – de l’arrachement – de la Russie du communisme nous ont amenés, en trois ans, au bord d’une catastrophe sans nul précédent connu ou ne fût-ce que tout simplement imaginable, une catastrophe peut-être déjà irrémédiable, comme enclose sur elle-même et pouvant désormais aller jusqu’à des formes de démence, de suicide collectif et tout à fait disposé à attirer le monde entier dans le terrible tourbillon apocalyptique de son spasme dernier. La dotation nucléaire originelle de la Russie – de l’Union Soviétique – reste en principe aussi opérationnelle que plus ou moins intacte, ne l’oublions à aucun instant. Je vous dis cela pour que vous le sachiez, et que vous le sachiez, précisément, de ma part, et pour que vous ne puissiez pas prétendre, par la suite, qu’on ne vous en aura pas prévenu quand il était encore temps pour que vous puissiez réagir, prévenir l’inconcevable. Une aide matérielle – financière, économique, industrielle, d’encadrement et d’éducation, de relève technologique et culturelle – soutenue, massive, stratégiquement concertée, planifiée sur des  années, des  appuis opérationnels, une présence réelle, de dimensions appropriées, telles que le Président Richard Nixon en avait préconisé la portée, en eussent peut-être pu sauver ce qui pouvait encore l’être, mais je crois – nous craignons très fort – que désormais il ne fût déjà trop tard pour tout cela. Dans cette situation, parler de la neutralisation magicienne de la momie de Lénine par les soins du dalaï-lama, de la canonisation des derniers Romanov massacrées en 1918, du couronnement du Kremlin par une statue votive de Notre-Dame de l’Assomption, relève -je suis désolé d’avoir à vous le dire si ouvertement – de je ne sais quelle forme hallucinée de provocation qui, au mieux, ne va pouvoir intéresser – voire même mobiliser – que des groupuscules marginaux, ou des fractions élitistes révolutionnaires du genre de celles qui sont en train de se constituer actuellement autour de personnalités d’influence occidentale spéciale, comme Alexandre Douguine et certains de ses proches camarades de combat. On est donc encore loin, fort loin de ce que vous appelez vous-même l'”état d’œcuménicité intérieure” de l’ensemble des peuples de Russie. Mais, qui sait, moi-même après tout je peux tragiquement me tromper dans ma propre analyse de la situation. Au point où nous en sommes arrivés, en cet état de désespoir absolu, sans nulle rémission, tout devient – tout redevient – brusquement possible, et surtout impossible : il faudra voir sur place, en temps de circonstances réelles, aller somnambuliquement de l’avant, ne plus tenir compte de rien. Je ne sais plus, vraiment je ne sais pas. Après tout, moi aussi je le sais aussi bien que vous : c’est le spirituel qui commande au matériel, le supérieur qui commande à l’inférieur, et non pas inversement. Mais, d’autre part, vous n’avez aucune connaissance de ce que signifie, je veux dire de ce que signifie dans les faits, la situation présente de la Russie, l’actuelle déchéance sociale du peuple russe et des épuisements, de plus en plus irréversibles, de sa propre conscience de lui-même, de sa honte et de son désespoir, de son impuissance, de son état de démantèlement intérieur.

Mais c’est aussi à cause de cela très précisément que, tel que vous vous enhardissez à le prévoir, un renversement soit à présent devenu, miraculeusement, possible. Et même, comment dire, le „Grand Renversement”. Attendons, faisons ce que nous pouvons encore faire et, de toutes les façons, vos lumières, je l’avoue en toute sincérité, nous sont, vraiment, extraordinaires précieuses. Sauvez-nous, je vous dis, afin qu’à notre tour nous puissions vous sauver. Entre l’Europe et la Russie, il y a, désormais, secrètement, une communauté de destin absolument tragique. C’est une attitude suicidaire que de l’ignorer”.

Or quelques jours après, je devais parler, en la présence de Robert Steuckers et de Christopher Gérard, à Alexandre Douguine aussi, de l’obligation inspirée du couronnement symbolique du Kremlin par une figure de Notre-Dame de l’Assomption, lui demandant même qu’il prenne sur lui le recours à la dialectique aventureuse du fait accompli, qu’à la faveur d’un coup de main jouissant de certaines complicités officieuses à l’intérieur de l’actuel dispositif de sécurité du Kremlin une statue de Notre-Dame de l’Assomption fut amenée à y remplacer l'”étoile rouge” du communisme, sur ses hauteurs.

Je crois qu’on peut difficilement concevoir une identité de vues plus parfaitement agencée que celle des positions d’Alexandre Douguine et des siens et de nos propres positions métahistoriques d’ensemble, à tous les niveaux et sur tous les sujets de nos actuels combats, et surtout quant aux orientations politiques directes de notre action commune grand-continentale déjà en cours, concernant la „ligne eurasiatique” et l’aboutissement prévu de celle-ci, à savoir notre projet de l'”Empire Eurasiatique de la Fin”.

Or les réticences produites par Alexandre Douguine à l’égard de l'”Acte Spirituel Ultime”, le couronnement du Kremlin par Notre-Dame de l’Assomption, me semblaient, sur le coup même, produites surtout par son enracinement dans ses convictions orthodoxes ancestrales, immobilisées de par le poids même de leurs actuelles survivances suractivées, sans doute, par les changements de situation en cours, par le retour de l’orthodoxie russe au pouvoir et peut-être aussi par certaines tentatives interventionnelles catholiques sur place. Car, à ce qu’il semblerait, Rome n’entend pas du tout adopter une attitude de passivité face au processus du réveil ardent du christianisme en Russie.

Aussi les empêchements plus ou moins avoués d’Alexandre Douguine au sujet de la vision de saint Maximilien Kolbe et sa réalisation dans les faits devenue urgente, capitale, ne concernent en rien l’affirmation du principe de la plus grande guerre spirituelle que nous menons, mais les implications catholiques de cette affirmation, et elles seules. Car l’affirmation de principe, la pierre angulaire de notre actuelle grande guerre spirituelle, c’est bien celle de l'”Acte Spirituel Ultime”, le couronnement du Kremlin par Notre-Dame de l’Assomption en remplacement de l'”étoile rouge” du communisme.

Ainsi on le voit bien, c’est la confrontation sur le terrain, et sur le terrain plus que doctrinalement, entre le catholicisme et l’orthodoxie qui va constituer, dans les années de tourmente noire et de vertige qui viennent, l’empêchement insurmontable de la mise en œuvre d’une véritable politique grand-continentale d’intégration européenne totale. Comment faire, alors ? Ce n’est certes pas le lieu, ici, ou l’on doit en parler, ni décider quoi que ce fût à ce sujet. Mais je suis bien persuadé que c’est sur cette ligne de confrontation, sur cette faille tectonique suprêmement décisive qu’il faudra qu’ait lieu le véritable saut en avant par-dessus le vide, afin que les uns et les autres nous trouvions comment revenir à la vision contre-révolutionnaire de l’Empereur Mystique, le grand Alexandre Ier, et de la Sainte Alliance des Trois Empires chrétiens. L’Empire d’Allemagne, l’Empire d’Autriche et l’Empire Russe, ce qui revient à prévoir à terme l’intégration du catholicisme et de l’orthodoxie en une seule instance impériale de présence et de témoignage de vie au sein d’une même et seule structure impériale d’Eglise. Les résistances à ce projet de réintégration impériale d’une seule religion grand-continentale, qu’elles vinssent de l’intérieur du catholicisme ou de l’intérieur de l’orthodoxie, on le comprend et il est temps qu’on le dise, devront être brisées par la force, anéanties. Et il n’est absolument question que l’on puisse revenir là-dessus.

Nous retrouverons, ainsi, le sens final de la définition de Mœller van den Bruck en disant qu'”il n’y a qu’un seul Reich comme il n’y’qu’une seule Eglise”.

C’est donc là que vont avoir à se passer les grandes batailles à venir de l’Esprit, les batailles décisives du Nouvel Esprit à venir, de l’Esprit du Renouvellement, qui sera à la fois le Nouvel Esprit et l’Esprit de la Fin.

N’est-ce pas aussi ce à quoi travaille actuellement le Pape Jean-Paul II, à travers ses grands projets de rencontres et de recommencements religieux à l’horizon de clôture du millénaire qui finit, sur le seuil du millénaire qui vient ?

Aussi les deux grandes blessures béantes du saint Pontificat de Jean-Paul II auront-elles été, d’une part, la trahison des Evêques à l’égard du Pouvoir Romain, ce SIDA théologique infiltré, au sein de l’Eglise, par le Concile Vatican II, et les positions de refus intraitable que l’orthodoxie oppose aux approches nuptiales de Rome.

Il n’est donc plus question qu’on puisse se le dissimuler encore, les résistances sournoises, acharnées, intraitables, les sombres résistances – d’où qu’elles vinssent – à la réintégration des Eglises européennes actuelles – catholique et orthodoxe – ne sauraient être, en tout état de cause, qu’autant de manifestations de la conspiration de la puissance des ténèbres à l’œuvre, en train de s’opposer à la seule force de réveil et de présence charismatique vivante pouvant faire barrage à l’incessante avance de l’Anti-Règne desservant le „Mystère d’Iniquité”.

Prendre toutes les dispositions de contre-intervention nécessaires pour réduire les forces de résistance et de barrage à la réintégration des Eglises européennes actuelles constitue une mission contre-stratégique décisive du front de libération grand-continentale eurasiatique de nous autres, les „gardiens du seuil”.

 

Jean Parvulesco

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