La signification suprahistorique du massacre des derniers Romanov (2)

11:14, 13 februarie 2018 | Actual | 1530 vizualizări | Nu există niciun comentariu | Autor:

L’extinction de la race des Romanov correspondait à un „objectif précis”

Après soixante-dix ans de terreur communiste à l’intérieur et de guerre politique révolutionnaire sans répit à l’extérieur, après l’effondrement inattendu – lui-même extraordinairement mystérieux – de l’Union Soviétique et de la conspiration mondiale permanente du communisme, que la Russie, dans sa réalité propre, soit restée la même, en termes de conscience géopolitique de ses propres destinées et au niveau final de l’histoire mondiale en marche, est une sorte de miracle, le cauchemar communiste apparaissant désormais comme un épisode de plus en plus incompréhensible, inutile et foncièrement pervers, appartenant à un ailleurs d’outre-monde, d’outre réalité, d’outre-histoire, dépourvu de toute signification intelligible dans l’ensemble de l’histoire actuellement en marche.

Car la géopolitique, projection vitale de l’être, l’emportera, toujours, sur les aliénations aberrantes que le non-être et ses puissances d’intervention, de subversion active et secrète tentent, jusqu’à la fin, d’imposer à l’histoire, à la „grande histoire”. L’histoire peut se laisser parfois aliéner. La géopolitique, jamais.

Le génocide halluciné du peuple russe, inauguré et comme annoncé par le massacre de Nicolas II et les siens, devient-il ainsi, à la fin, l’immense holocauste saint à travers lequel le peuple russe a réussi à conjurer les forces du chaos et du néant qui, venues – appelées, invoquées, convoquées – de l’extérieur, de l’extérieur de la Russie et de l’extérieur même de ce monde, avaient pu s’installer subversivement en son sein – comme cela s’était fait déjà, à un autre niveau peut-être, nous venons de le dire, en Grande-Bretagne depuis l’assassinat du roi Charles Ier, au XVIIme siècle – pour le faire se perdre, et en faire, ainsi, ce par quoi le monde entier allait devoir se perdre. Mais le plan a échoué : il y a finalement eu plus fort que le protocole mis en œuvre par les instances d’action subversive extérieures à ce monde et à son histoire, par les insaisissables concepteurs de ce plan caché, et maintenant le grand choc en retour ne tardera pas à venir, qui balayera tout, et irrévocablement, afin que justice soit rendue et que l’être et la vie rétablis en leurs droits ontologiquement régaliens puissent se donner un autre recommencement historique. C’est par la Russie que tout à failli se perdre, c’est aussi par la Russie que tout sera appelé à la vie nouvelle d’après l’évanouissement des ténèbres en place.

C’est bien dans cette perspective apocalyptique et justicière qu’il conviendra donc que l’on replace le mystère du massacre communiste de l’Empereur Nicolas II et de ceux de son sang, les derniers de la souche impériale russe. Mystère ? Quel mystère ? Tout y est apparemment chose certaine, et certaine même des faits désormais entièrement connus – ou que l’on s’est arrangé pour que l’on se trouve dans l’obligation de tenir pour tels – du massacré perpétré dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 au rez-de-chaussée de la „maison à destination spéciale” de Iekaterinbourg. Or, à ce qu’il paraît, rien n’est moins sûr.

Ainsi des révélations doivent-elles être faites, et elles le seront, au sujet des implications abyssales éclairant d’une lumière spectrale, infiniment troublante, l’ensemble des engagements ayant présidé à la poursuite acharnée, attentive et concertée, des plans de la liquidation de la famille impériale russe, dans son dernier noyau régnant et, aussi, jusque dans la perpétuation de certains liens de sang immédiats ou d’apparentements significatifs. Des révélations destinées à changer totalement l’angle sous lequel doivent être considérés les faits d’épouvante ayant ensanglanté à jamais – au-delà de l’espace, au-delà du temps – les murs de la mystérieuse maison Ipatiev, à Iekaterinbourg.

Pierre Lorrain, dans L’assassinat de Nicolas II, Editions Fleuve Noir, Paris, 1994 : „Le 18 juillet, le lendemain du drame d’Ekaterinbourg, à Alapaievsk, la grande-durhesse Ella, la sœur de l’impératrice, le grand-duc Serge Mikhailovitch, et les princes Jean, Constantin et Igor, trois des fils du grand-duc Constantin, furent assassinés d’une maniere horrible on les jeta vivants dans un puits où l’on balança quelques grenades. Tous ne moururent pas sur le coup. L’agonie des survivants dura quelques jours.

Or, ainsi que le dit si bien Pierre Lorrain, l’extermination de la maison impériale correspondait à un objectif précis.

Terrifiant intersigne, la maison de l’ingénieur Nicolas Ipatiev, à Ekaterinbourg, réquisitionnée, et convertie, sur les ordres de V.I. Lénine, en „maison à destination spéciale” – et l’on a vu quelle était cette „destination spéciale”, la liquidation sur place, et la fin supposée définitive, de la dynastie des Romanov par l’élimination physique de ses derniers représentants régnants – portait le même nom, et n’était-ce pas bien dans un dessein arrêté, de nature secrètement symbolique, qu’une autre maison Ipatiev, qui, en 1613, avait abrité la naissance de la dynastie des Romanov.

En effet, au Monastère Ipatiev, à Kostroma – ville sise près de. la confluence de la Kostroma et de la Volga – que Mikhail Féodorovitch Romanov avait été sacré, en 1613, Empereur de toutes les Russies.

Or, fait à relever, cinq ans seulement avant les événements sanglants ayant eu lieu dans la „maison à destination spéciale” de Ekaterinbourg, dans les murs de la maison Ipatiev, l’Empereur Nicolas II et toute la famille impériale n’avaient-ils pas participé, au Monastère Ipatiev, à Kostrama, aux cérémonies solennelles du trois centième anniversaire de la naissance de la dynastie des Romanov?

Mais les choses se précipitent. En provenance de Tobolsk, l’Empereur Nicolas II et l’impératrice Alexandra Féodorovna, déjà prisonniers, sont arrivés à Ekaterinbourg, et immédiatement conduits à la „maison à destination spéciale”, le 30 avril 1918. Un mois plus tard les y rejoignaient le tsarévitch Alexis et les quatre grandes duchesses, Olga, Tatiana Marie et Anastasie âgées respectivement de vingt-deux, de vingt-et-un de dix-neuf et de dix-sept ans. La famille impériale était accompagnée par le docteur Botkine, et par trois personnes de service (Troup, valet de pied de l’Empereur, Demidova, femme de chambre de l’impératrice, Kharitonov, cuisinier).

Le prince Vassili Dolgorouki, lui, aide de camp de l’Empereur, n’avait même pas été amené à la „maison à destination spéciale”. Séparé du groupe de la famille impériale à l’arrivée de la gare de Iekaterinbourg, il avait été conduit par le tchékiste Grigori Nikouline hors de la ville, et abattu d’une balle dans la nuque. D’autres personnes de la famille impériale devaient être ultérieurement liquidées d’une manière analogue.

Le dispositif opérationnel spécial mis personnellement en place, à couvert, par V.I. Lénine, intégrait, à Moscou même, Jacob Sverdlov, Président du Comité Exécutif des Soviets et l’agent confidentiel de liaison Alexei Akimov, attaché auprès de V.I. Lénine au Kremlin. Sur place, à Ekaterinbourg, le groupe de surveillance permanente affecté à la garde de la famille impériale logée à la maison Ipatiev, comportait le commissaire militaire de l’Oural et membre du Présidium bolchevique de la région Isaie Golochtchekine, alias „Filip”, Jacob Jurovski, chef adjoint de la Tchéka de l’Oural et commandant de la „maison à destination spéciale”, Piotr Ermakov, commissaire militaire de la ville de Iekaterinbourg, ainsi que les tchékistes de base Mikhail Medvedev, Serguei Lioukhanov, Grigori Nikouline, Pavel Medvedev et Alexei Kabanov (ce dernier, ancien garde rapproché de l’Empereur). Huit autres tchékistes devaient faire partie du peloton d’exécution, dont six déserteurs étrangers, des soit-disant „lettons” (parmi lesquels, persiste-t­on à l’affirmer, le hongrois Imre Nagy, futur premier ministre de la Hongrie communiste de l’après-guerre de 1945, lui-même exécuté après le soulèvement anti-soviétique de 1956).

Neuf des victimes furent jetées dans un puits de mine désaffectée, au lieu dit des Quatre Frères et, ensuite, désidentifiés à l’acide, enfouis définitivement dans une fondrière, recouverts de travers des chemins de fer. Séparés du groupe, le tsarévitch Alexei et une des grandes-duchesses – sans doute Anastasia – devaient être incinérées, et leurs cendres dispersées dans la boue.

ll a été, d’autre part, soigneusement occulté que, la nuit fatale, les quatre jeunes duchesses avaient été, vivantes encore, violées par leurs meurtriers, et que, mortes, leurs dépouilles avaient eu à subir un certain nombres de mutilations spécifiques. Des profanations à la fois singulièrement bestiales et fort savantes, qui outre leur caractère d’obscénité criminelle, comportaient aussi une très évidente dimension rituelle impliquant les instructions directes, si ce n’est la présence-là, dans l’ombre, d’une responsabilité nécromantique supérieure, à dédoublement non-humain et assurément antihumain. On n’ose pas se figurer ce qui avait dû s’y passer, en fait, cette nuit-là. Des redoutables invocations cosmiques noires, des venues.

Le rapport sur le massacre de la famille impériale parvint à Moscou le soir du 17 juillet, et V.I. Lénine en fut directement informé, sur le champ, au Kremlin, en plein conseil de ministres, qu’il fit interrompre pour quelques instants afin que Jacob Sverdlov puisse brièvement annoncer la nouvelle. Ensuite, V.I. Lénine exigea que l’on reprenne aussitôt le fil des travaux – sur les inoculations scolaires dans la région de Moscou – tout comme si de rien n’était, la nouvelle de la liquidation physique de l’Empereur – on cachait encore le sort de sa famille -n’ayant en réalité déjà plus aucune espèce d’importance.

Alors que, en fait, il s’agissait, pour V.I. Lénine, du moment même de sa réalisation suprême. De sa grande mission nécromancienne souterraine, de toute sa vie de Marout, de mort-vivant habité par une entité occulte, de ce pourquoi il avait été lui-même pressenti à la tâche, retiré d’entre les vivants, plongé dans le mystère de la série de métamorphoses abyssales le portant à devenir progressivement quelque chose de plus en plus non-humain, une entité logeant son centre de gravité dans une réalité extérieure à ce monde, directement dépendante des Supérieurs d’En-Dehors.

Les puissances nocturnes, absolument inavouables, prohibées à toute citation discursive, qui mènent le monde et l’histoire à travers les enchaînements ininterrompus de surcompensations criminelles dont, mystérieusement, quelque chose parvient néanmoins à transparaître à la surface parfois amincies des choses, n’ont pas cessé de faire que tout l’opprobre de l’immense criminologie communiste se concentrât sur la personne – le personnage – de I.V. Staline, et sur lui seul, tout en se battant pour promouvoir à fond la mythologie imbécile, scabreuse et diversionniste de l'”intégrité”, de la „pureté” révolutionnaire de V.I. Lénine, alors que c’est bien ce dernier qui a constitué – et constitue encore, sans doute plus pour longtemps – le pôle infernal suprême de la gigantesque montée de ténèbres agissantes, d'”écorces mortes”, de qlippoth s’introduisant dans le monde par la révolution communiste soviétique, ses appareils de subversion mondiale et leurs doubles dans l’invisible. Car, à ce niveau-là, rien n’existe que par dédoublement dans l’invisible.

Il est donc grand temps que V.I. Lénine soit définitivement démasqué en tant que haut initié de certaines instances négatives, fondamentalement infernales, suprahistoriques, non-humaines et suprêmement antihumaines, extérieures à ce monde mais conviées à y agir par des groupes de déviants ontologiques, dont à ce jour seul peut-être H.P. Lovecraft a su donner une image un tant soit peu appropriée, et encore.

Mort-vivant, cadavre animé par la présence effective en lui d’une entité occulte, antihumaine, redevable de la seule démonologie active, V.I. Lénine a dirigé par délégation infernale secrète l’effondrement final de l’histoire occidentale et européenne attaquée dans ses moelles vives, et ce pendant la décade décisive précédant sa propre mort par la défaillance imprévue, prématurée, de son corps – du corps qu’il avait à sa disposition – et qui, à la fin, n’était plus qu’une charogne en décomposition, trop sollicité, de l’intérieur, par les poussées exorbitantes de forces le transitant.

Un certain Clemenceau Georges, une sorte d’homme politique français, s’était rendu célèbre, en son temps, en déclarant à la tribune du Palais Bourbon que la Révolution est un bloc. Or ne doit-on répondre à cela que la Contre-Révolution est un bloc aussi ? Un bloc qui restera debout tant que persistera la domination secrète et les menaces permanentes de la vaste conspiration révolutionnaire en place depuis 1789 ?

A ce sujet, souvenons-nous que dans La cabane dans les vignes, Ernst Junger rapporte que, le jour de l’attaque du Japon à Pearl Harbour, l’Ambassadeur du Japon à Rome s’était spécialement rendu auprès du Prof. Johan von Leers – Johan von Leers, génial animateur de la rédaction de la revue Nordische Welt et de certaines autres instances métapolitiques supérieures, mais secrètes, séjournant lui-même, alors, à Rome – pour pouvoir lui annoncer, personnellement, la „grande nouvelle”, avait trouvé, pour le faire, cette formulation absolument fulgurante : C’est la revanche de 1789 !

Car tout ce que nous faisons nous autres, ceux de la fidélité, de la continuité contre-révolutionnaire ininterrompue, n’est, en effet, qu’une revanche à 1789, Et tout ce que fait l’ennemi ontologique de ce que nous ne voulons pas cesser de l’être, trouve son modèle ardent et jusqu’à sa substance même dans les déchaînements de ténèbres sanglantes de 1789.

Aussi n’est-il pas tellement surprenant de prouver que l’identité des procédures subversives les plus criminelles et les plus ignobles, procédures de dénigrement mensonger, de destitution morale fallacieuse, éhontée, des victimes vouées à la boucherie révolutionnaire, l’abaissement et les injures inouïes faits à la Reine Marie-Antoinette refont surface, et correspondent – pratiquement tout à fait les mêmes, jusqu’à la reprise presque des mêmes expressions, de mêmes mot sales et salissants, du même souffle de démence inférieure, bestiale, subhumaine – à ce qu’il en avait été jeté au visage de l’impératrice Alexandra Féodorovna au moment même de sa spectaculaire mise à mort, halluciné et même longtemps après là nulle limite dans la dégradation, dans la négation inconsciente, exaltée et sale de la nature humaine même. On peut y reconnaître la signature sanglante d’une griffe monstrueuse, qui n’est pas de ce monde.

L’une et l’autre – la Reine Marie-Antoinette et l’Impératrice Alexandra Féodorovna – avaient été appelées, avant tout, l'”étrangère”, l'”allemande”, accusées, l’une et l’autre, de haute trahison, d’être „des vendues, agissant souterrainement au service de l’Allemagne”. L’emploi suivi, acharné, obsessionnel d’un processus de sur-culpabilisation d’ordre sexuel poussé de plus en plus loin ira, dans les deux cas, jusqu’aux ultimes bassesses de l’inexprimable, de l’opprobre et de la souillure concertée. La Reine Marie-Antoinette accusée – sur la foi de témoignages factices dont on ne peut se souvenir qu’avec le plus extrême dégoût – d’avoir eu des relations de saleté avec le Dauphin, elle-même et sa belle-sœur, ensemble, d’avoir dévoyé le Dauphin et de l’avoir, à maintes reprises, „masturbé à mort”, l’impératrice Alexandra Féodorovna le fut autant, et dans les mêmes termes. Autant si ce n’est plus encore, convaincue à travers des écrits d’officine et de témoignages d’arrière-salle d’avoir exercé les mêmes actes criminels sur la personne du Tsarévitch Alexis, elle-même et les Grandes Duchesses, et, aussi, d’avoir forcé ces dernières de se soumettre aux assauts de Raspoutine. D’avoir pris „des bains de sang frais” en compagnie de la Viroubova, orgies complexes et folles, effrayantes, auxquelles les Grandes Duchesses eussent incessamment été forcée de participer. L'”inconscient populaire” s’était en effet déchaîné jusqu’à la démence totale, pour compléter voir „justifier” – le supplice et les viols, les profanations insensées qu’avaient dû subir les Grandes Duchesses, dont l’angélique beauté naturelle, la si grande jeunesse, la pureté, la rectitude de cœur et l’honneur impérial intact agissait sur la lie des sous-hommes à l’œuvre comme le feu d’une excitation insupportable, exigeant la rupture immédiate de toutes les retenues, des dernières digues, laissant les chemins libres aux surgissements, aux appétits psychopathologiquement les plus inconcevables, aux ultimes déversements infernaux. Cette nuit-là, ce fut celle de l’apparition de l’Etoile Rouge.

 

Jean Parvulesco

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