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La guerre commerciale fournit une couverture parfaite pour la réinitialisation financière globale

14:44, 2 august 2018 | Actual | 380 vizualizări | Nu există niciun comentariu | Autor:

Au cours des derniers mois, j’ai examiné les motivations sous-jacentes ou cachées derrière la guerre commerciale mondiale actuellement en expansion, y compris le niveau impressionnant de dissonance cognitive entourant la question. La gauche politique ne semble pas avoir une compréhension intelligente des problèmes économiques. Je ne vois aucune discussion critique de la part des médias de gauche ou des experts sur les incertitudes fiscales, et la seule réaction qui leur est commune est qu’ils espèrent que la guerre commerciale entraînera la chute financière des États-Unis pour que Trump puisse être viré en 2020. Ils peuvent très bien voir leur souhait exaucé, mais s’ils s’imaginent fêter la catastrophe, je prédis qu’ils seront tellement préoccupés par leur propre survie financière qu’ils n’auront pas le temps de faire la fête.

La réaction initiale dans les cercles conservateurs à la guerre commerciale a malheureusement été un déni de confiance, beaucoup refusant d’appeler la situation « guerre commerciale » et certains prédisant la fin du conflit avant qu’il ne commence. De toute évidence, ces hypothèses s’avèrent incorrectes.

Maintenant, avec l’acceptation que la guerre commerciale est une réalité, l’élan suscité par Trump est en train de croître jusqu’à embrasser un enthousiasme aveugle pour ce qu’ils supposent être un résultat victorieux, peu importe le temps qu’il faudra. Bien que la mentalité d’équipe géopolitique soit alléchante à certains égards, je ne trouve pas grand-chose au niveau des faits et des preuves pour soutenir l’idée d’une Amérique gagnant une guerre commerciale mondiale. Comme je l’ai souligné dans mon article, « La dépendance de la dette américaine en fait une cible économique facile », tant que les États-Unis conservent des niveaux historiques de dette au niveau des gouvernements, des entreprises et des consommateurs et tant que nous demeurons dépendants des investissements étrangers, nos adversaires dans cette guerre ont toutes les munitions dont ils ont besoin.

L’argument que je vois maintenant répété à maintes reprises est que cette guerre commerciale dure depuis des décennies, et seulement maintenant nous avons « un président qui a le courage de faire quelque chose à ce sujet ». Je ne suis pas sûr de savoir où ce mème de non-sens a commencé, mais il est partout.

Les États-Unis n’ont pas été engagés dans une guerre commerciale « pendant des décennies », ni avec la Chine ni avec aucune autre nation. Nous avons été impliqué dans un arrangement commercial subversif qui profite aux élitistes des deux côtés du monde tandis que les gens ordinaires souffrent. Ce n’est que l’année dernière que nous avons vu une « guerre commerciale » se développer, mais même maintenant, c’est une guerre mise en scène qui va une fois de plus renforcer les banques internationales et les élites mondiales.

Il est difficile d’argumenter sur ce mème d’une guerre de longue date en considérant les faits. Alors que la Chine a effectivement bénéficié d’un excédent commercial avec les États-Unis pendant de nombreuses années, cette situation s’est strictement maintenue en échange d’investissements chinois dans la dette du Trésor américain et le dollar américain. En fait, il est absurde de prétendre que les États-Unis ont été « désavantagés » dans le commerce mondial alors que c’est le dollar qui sert à faciliter presque TOUS les échanges internationaux en tant que monnaie de réserve mondiale. Les actifs libellés en dollars ont été l’investissement refuge depuis des décennies pour cette raison précise.

En 2008, lors de l’effondrement initial des marchés boursiers, les économistes des médias traditionnels et certains économistes alternatifs soutenaient sans faiblir que les investisseurs des marchés émergents et les banques centrales étrangères ne se retireraient jamais des marchés américains parce que le Roi Dollar était le premier filet de sécurité pendant une crise financière. De toute évidence, les États-Unis ont bénéficié d’un avantage spécial dans le commerce mondial ; c’est le dollar, et c’est cet avantage seul qui a alimenté l’économie américaine pendant des années.

L’argument selon lequel les marchés étrangers ont aspiré le secteur manufacturier américain est également un peu erroné. Comme je l’ai mentionné à maintes reprises, les sociétés américaines sont les véritables coupables de l’effusion de sang dans les industries manufacturières américaines, car elles ont délocalisé toute l’industrie vers des marchés du travail moins chers. Trump aurait pu stipuler que ces mêmes sociétés seraient obligées de ramener une partie ou la majeure partie de cette fabrication aux États-Unis avant de bénéficier d’incitations fiscales. Il ne l’a pas fait. Au lieu de cela, il leur a donné une réduction d’impôt massive sans contrepartie, et la plus grande partie du capital gagné grâce à cette réduction d’impôt a déjà été dépensée – pas pour des emplois américains ou de l’innovation, mais sur les rachats d’actions pour garder le niveau de ces actifs au plus haut un peu plus longtemps.

Les barrières douanières appliquées aux marchandises américaines par les autres pays sont presque toujours liées à l’avantage pour le dollar d’être la monnaie de réserve mondiale. L’externalisation des emplois manufacturiers ainsi que des emplois technologiques a toujours été liée au désir des entreprises américaines de jouer avec une main-d’œuvre bon marché. Non, nous n’avons pas vécu dans une guerre commerciale pendant des décennies, bien au contraire.

Alors qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi les anciens arrangements sont-ils abandonnés ? Trump bouleverse-t-il vraiment l’ordre du vieux monde et combat-il les mondialistes, ou les aide-t-il simplement à mettre en place les fondements de leur « nouvel ordre mondial » ?

Je suggère que les lecteurs se penchent sur le concept de la « réinitialisation économique mondiale » du Fonds monétaire international pour mieux comprendre pourquoi cela se produit. Je suggère également que les gens prêtent une attention particulière aux « prédictions » de George Soros en 2009 sur l’avenir de l’économie américaine.

Le plan pour cette réinitialisation globale semble tourner autour de l’affaiblissement des États-Unis en tant que puissance économique majeure. Cela ne signifie pas nécessairement que les États-Unis seront remplacés directement. Au lieu de cela, comme le suggère Soros, des pays comme la Chine combleront le vide en tant que « moteurs économiques plus petits ». On parle souvent d’« harmonisation », mais ce que cela signifie vraiment, c’est que le niveau de vie de TOUS, sauf une minorité hautement sélective, sera délibérément réduit à un dénominateur commun, et quoi de plus commun aujourd’hui que la pauvreté ?

Pour de nombreux pays, un niveau de vie inférieur est la norme. Pour les Américains, l’harmonisation signifie que nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Pour que la réinitialisation soit efficace aux États-Unis, les mondialistes devront détourner la colère de différents groupes de la population de différentes façons afin d’éviter la révolte.

Le mantra de Trump est embelli avec des notions d’un retour à une ère dorée avec le preux chevalier sur sa monture blanche menant la charge. Cependant, aucun président n’a le pouvoir d’inverser le préjudice économique déjà fait aux États-Unis ; la seule solution est un long processus de reconstruction de l’économie à partir de la base après le nettoyage des cendres. Tout président honnête qui n’est pas sous le contrôle de la cabale bancaire devrait être honnête à ce sujet. Même dans les meilleures conditions possibles de réforme, une dépression et une crise monétaire sont assurées. Vous ne pouvez pas vous battre contre les mathématiques, et les calculs de la dette américaine par rapport à l’inflation américaine indiquent une instabilité stagflationniste depuis de nombreuses années, bien au-delà des un ou deux mandats possibles de Donald Trump. Quand cette réalité atteindra enfin le carré de dévots de l’Administration Trump, ils seront enragés, et le premier bouc émissaire qui leur sera mis sous le nez sera des gouvernements étrangers comme la Chine.

Pour le sous-ensemble du mouvement de la liberté pas nécessairement amoureux de Donald Trump, le mensonge du « monde multipolaire » a été concocté. Essentiellement, on nous dit que la mort du dollar signifiera la mort de la centralisation mondialiste, alors nous devrions encourager un tel résultat. En vérité, il n’y a pas de « monde multipolaire ». Le FMI et la Banque des règlements internationaux continuent de dominer les banques centrales du monde, autant à l’Est qu’à l’Ouest.

Avec les appels de la Russie et de la Chine pour que le FMI devienne le surveillant de facto de la politique monétaire monétaire mondiale, et même pour réclamer un nouveau système monétaire mondial sous le contrôle du FMI, je ne vois aucune indication que nous nous éloignerons de la centralisation si la monnaie US vacille. En fait, nous verrons encore plus de centralisation si les mondialistes obtiennent ce qu’ils veulent.

La clé de la réinitialisation est sans aucun doute la fin du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. Sans ce statut, les États-Unis perdent tout avantage commercial économique ainsi que l’avantage de la monétisation perpétuelle de leur dette. À mesure que l’influence du dollar se réduit à l’échelle mondiale, l’inflation devient une menace plus prononcée localement. La guerre commerciale rend la fin du dollar possible aux élites bancaires internationales tout en évitant d’être blâmée pour les souffrances que cela causera au public.

La « dé-dollarisation » est déjà en train de prendre de l’ampleur alors que la Russie et la Chine signent des accords pour se découpler de notre monnaie tout en augmentant la coopération financière en utilisant leur propre monnaie. Ce que les aficionados de la guerre commerciale ne comprennent pas, c’est qu’une guerre commerciale avec la Chine n’est pas une guerre commerciale avec la Chine seule. En tant qu’exportateur/importateur n°1 dans le monde, si la Chine décide de laisser tomber le dollar comme monnaie de réserve mondiale, ses partenaires commerciaux peuvent très bien faire la même chose pour sécuriser leurs propres relations d’import-export.

Comme un effet de domino peu s’ensuivre, je crois que ce sera le FMI qui interviendra en tant que « médiateur » pour fournir le cadre d’un nouveau système, probablement sous la forme d’un panier de droits de tirage spéciaux (DTS), et conduisant probablement à un système mondial de cryptomonnaie dont le FMI a fait l’éloge récemment comme la prochaine étape de l’évolution de l’argent et de la politique monétaire.

J’ai mentionné de façon constante au cours du dernier semestre qu’une tendance s’est développée en ce qui concerne le comportement de l’administration Trump dans la guerre commerciale. Plus précisément, chaque fois que la Réserve fédérale augmente les taux d’intérêt ou augmente les réductions de son bilan, Trump élargit commodément sa rhétorique sur les barrières douanières.

Lorsque la FED accroit ses réductions de bilan, les actions prennent un coup de 1 000 points ou plus sur la tête. Et, comme par magie, les médias dominants accusent la guerre commerciale et Trump de cette chute des marchés d’actions plutôt que la FED. Je pense que cette tendance va s’accélérer jusqu’à la fin de 2018, et que les actions vont atteindre une vitesse critique à la baisse si la FED ne recule pas. À mon avis, la FED n’a pas l’intention de renverser la tendance car elle préfère voir une crise majeure dans les marchés en ce moment.

Mais plus que la simple couverture de la démolition contrôlée des actions par la FED, la guerre commerciale peut aussi couvrir la démolition contrôlée du dollar alors que plusieurs créanciers étrangers et partenaires commerciaux transforment la plus grande force de l’Amérique en sa plus grande faiblesse.

Le dollar lui-même n’est rien de plus qu’un symbole ; c’est un outil pour les banquiers internationaux. Et, comme tout outil, il peut être remplacé. La guerre commerciale fournit le récit historique parfait pour la fin du dollar. L’histoire racontée aux générations futures sera que les États-Unis, enhardis par la rhétorique et le nationalisme de Trump, alimentés par les idées dangereuses des « populistes conservateurs », se sont lancés dans une forme d’autodestruction et ont blessé le reste du monde dans le processus. Le FMI et d’autres institutions mondialistes interviendront, déclarant qu’aucun pays ne devrait jamais être autorisé à exercer de nouveau le pouvoir de la monnaie de réserve mondiale. Ils offriront ensuite leur solution pré-planifiée au problème même qu’ils ont créé à l’origine.

Que ce plan de réinitialisation globale fonctionne ou non dépendra de la sensibilisation des conservateurs en particulier. Se laisser prendre par la ferveur de la rhétorique de la guerre commerciale va paralyser notre capacité à nous préparer et à nous battre contre les vrais coupables du déclin des États-Unis. Notre fureur sera dirigée à tort vers les économies étrangères au lieu des élites bancaires, qui elles, le mérite.

Source: http://lesakerfrancophone.fr

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