La signification suprahistorique du massacre des derniers Romanov (3)

09:40, 14 februarie 2018 | Actual | 426 vizualizări | Nu există niciun comentariu | Autor:

„Les temps étaient venus”

Dressé par Badmaiev lui-même, l’horoscope tibétain du Tsrevitch Alexis préfigurait une destinée hautement providentielle, celui-ci étant censé accomplir historiquement ce que l’Empereur Alexandre 1er n’avait pas pu mener à bien de son vivant, une Europe – la plus Grande Europe – s’étant ressaisi contre-révolutionnairement, et de par cela même capable d’arrêter le déferlement en ce monde des métastases négatives de la Puissance des Ténèbres et de la vaste conspiration révolutionnaire qui lui était assujettie. Capable, aussi, et la Russie, alors, en première ligne, de mettre sur pied, de constituer, en termes de haute stratégie spirituelle, cette force de rétention – le Katechon – qui, d’après l’Apôtre des Gentils, restait, à la fin des temps, la seule instance en état de pouvoir contenir, interdire la venue, l’émergence historique directe, la naissance et l’apparition de celui que l’on appelle l’Antichrist.

Dans un certain sens, „les temps étaient venus”, et la mission du Tsarévitch Alexis était, précisément, celle de s’opposer personnellement à l’apparition, à la „venue” de l’Antichrist. Or c’est précisément ce que la Puissance des Ténèbres se devait à tout prix de ne pas permettre, de déjouer à n’importe quel prix. Et c’est aussi ce qui se trouva être fait, V.I. Lénine ayant su mener à bout sa très occulte mission nécromancienne, balayer les chemins devant l’avancement prévu de l’Antichrist comme possibilité politique réelle, en voie d’accomplissement si ce n’est déjà accomplie.

Monseigneur Ioan, Evêque de Saint-Pétersbourg : Dieu nous a destinée à devenir contemporains des „derniers temps”. L’Antichrist, comme possibilité politique réelle de notre époque, ne fait déjà plus aucun doute.

Se passant dans l’invisible, hors de l’histoire visible et contre elle, on peut s’enhardir à envisager l’histoire du communisme en Russie et dans le monde comme une épreuve de force occulte, dans l’ombre de l’Antichrist lui-même, entre V.I. Lénine et le Tsarévitch Alexis, épreuve dont la conclusion finale ne se verra que fort longtemps après leur mort. Or, il semblerait déjà que la toute-puissance de V.I. Lénine, de sa révolution en Russie et de la projection de celle-ci à l’échelle planétaire, s’est trouvé obligée de céder devant la divine faiblesse de l’enfant prédestiné d’En-Haut, devant la figure éternellement suppliciée du Tsarévitch Alexis, que ce n’est pas l’Etoile Rouge qui l’a emporté.

A propos du symbole apocalyptique de l’Etoile Rouge, je rappellerai que, vers la fin de l’année 1918, un groupe de très hautes personnalités militaires et religieuses russes du camp national anti-bolchévique, avaient constitué un dossier réservé ultra-confidentiel, codé sous le titre en conventionnel de Krasnaya Zvezda, qui au départ, devait servir à l’instruction prévue du grand procès en haute trahison nationale et crime de régicide, ainsi que, plus confidentiellement, pour menées sataniques, procès que les Armées Blanches s’étaient engagées à intenter, à huis clos, après la victoire finale, aux responsables visibles ou cachés des événements sanglants de Ekaterinbourg, aux dirigeants dans l’ombre du „Camp de l’Antichrist”.

Vue, néanmoins, la tournure négative des événements, le dossier Krasnaya Zvezda devait être confié, par la suite, à la garde de l’honneur militaire du roi Alexandre 1er de Yougoslavie. Après l’entrée de la Wermacht en Yougoslavie, le dossier Krasnaya Zvezda devait être intercepté par l’Abwehr dans les archives secrètes de la monarchie, dans les caves d’un monastère près de Belgrade. Question : pour quelle incompréhensible raison mais, somme toute, pas si incompréhensible que cela, cette raison, quand on connaît certaines des activités relevant de la haute trahison dont l’Abwehr n’avait pas cessé de se rendre coupable en ces temps-là – l’Abwehr de Belgrade n’avait-il pas fait monter ce dossier sur Berlin ? En 1945, ce furent les services politico-militaires de Tito qui, à leur tour, s’en emparaient, dans une des caches en instance de l’Abwehr de Belgrade, pour que, dix ans plus tard, à la suite de qui peut savoir quelles obscures transactions ou échanges, ce même dossier refasse surface au Foreign Office de Londres, où il doit s’y trouver encore, inatteignable (encore que, n’est-ce pas).

D’autre part, j’ai, quant à moi, pu avoir de fort précieuses révélations – mais assez incomplètes, malheureusement – sur le dossier Krasnaya Zvezda, lors de mon séjour à la prison politique spéciale de la Dalmatinska Uliça, à Belgrade, 1948-1949, où, à la cellule blindée numéro 15 (et, ensuite, 4 et 6), j’avais reçu les confidences d’un ancien officier supérieur de l’Abwehr de Belgrade – avant, il s’était trouvé en poste à Paris – détenu en relation avec ses activités sur place juste avant la fin de la guerre, et sans doute destiné à être exécuté (je me permets de citer son nom, von Ditges).

Des révélations concernant la partie la plus sombre, à proprement parler données pour intrinsèquement incommunicables, et même – encore – dangereuses à évoquer, concernant l’autre face de la conjuration mise en place par V.I. Lénine – et derrière celui-ci, par les proches délégations non humaines des Entités Extérieures à l’œuvre – pour la liquidation physique des Romanov, les manipulations ignobles, vraiment épouvantables, des grandes duchesses, ainsi que les très extraordinaires complicités occidentales – anglaises et françaises, surtout, mais allemandes  aussi, et mêmes certaines  autres – dans la marche conspirationnelle des plans visant, et de quelle manière profondément dépravée, l’exécution des plans bolcheviques concernant l’anéantissement de l'”obstacle” constitué par les Romanov – et par l’Empire Russe – dans l’avènement annoncé d’un monde et d’une histoire entièrement soumise à l’intervention directe du „Mystère d’Iniquité”, et tout cela ayant à subir une extrême accélération opérative de par la présence prédestinée – déjà là, et prête à se manifester à son heure – du Tsarévitch Alexis, le „Sauveur”.

 

Les visionnaires du grand désastre annoncé,

de l’immense tourmente souterrainement préparée

 

Très injustement méconnu en Europe, un grand écrivain russe, visionnaire génial, initié de haut vol, André Biély, avait, dans – entre autres – deux de ses écrits prophétiques, La Colombe d’Argent, et Saint-Pétersbourg, livré, ouvertement, les clefs de la maîtrise intégrale de l'”autre face”, de la „face interdite”, occulte, plongée dans les ténèbres de l’indicible, voire même de l’inconnaissable, de ce qu’allait être – à peine quelques années après – la révolution communiste de 1917 dans sa dérive léniniste, prouvant ainsi, d’une manière ne supportant plus, désormais, le moindre doute, que celle-ci n’avait été qu’en surface, apparemment et par diversionnisme stratégique de haute science subversive, une „révolution matérialiste”, régie par le matérialisme dialectique et historique, et poussée en avant par V.I. Lénine, on sait avec quelle force, et avec quelle efficacité inouïes. Et que, en fait, la révolution communiste – dans ses précédences, dans son insoupçonnable avenir – avait été tout le contraire de ce qu’en avait dit, mensongèrement, V.I. Lénine : à savoir, en réalité, une révolution planétaire de signe identitaire et nominal, de substance intime, de philosophie secrète, d’inspiration suprahistorique et debuts fondamentalement infernaux, „sataniques”, entièrement assujettis à la Puissance des Ténèbres, au „Mystère d’Iniquité”, et à ses fondés de pouvoir engagés sur le terrain ; et, par conséquent, tout sauf une révolution „matérialiste”, „fondée en raison”, „héritière des Lumières”, „engagée à la pointe du progrès”, etc. Son antispiritualité foncière n’était pas un matérialisme, mais une forme de spiritualité renversée, déviante, démentielle. Et ses agents en action, plongés, bien entendu, profondément, d’une manière assurée pour indécelable, dans la masse grouillante, anonyme, sans visage, inhumaine, et suivant ses tumultes obscurs, les véritables chefs n’étant jamais ceux que l’on donnait pour tels, à l’exception sans doute de V.I. Lénine lui-même dont, par ailleurs, la figure activiste aussi bien que l’autre, la figure nocturne, cachée, n’ont jamais pu être vraiment connues, saisies, interceptées d’une manière effective, opérationnelle. Il a fallu que les dispositifs de sécurité   lui ; ayant été attachés originellement s’affaiblissent, le temps imparti à leur fonctionnement une fois évanoui, pour qu’à présent seulement certaines choses viennent à peine de s’éclaircir, à commencer à transparaître à travers les „écorces mortes” affectées à leur protection.

Dans La Colombe d’Argent, André Biély s’emploie à dévoiler – à dénoncer – les soubassements démonologiques du travail entrepris de longue main au sein, précisément, du „petit peuple”, terreau vivant de la vie, de la réalité russe, par la nébuleuse – secrètement centrifiée – des sectes qui, sous des apparences empruntées à une sorte de christianisme dévoyé, donnent subversivement abri à des influences, à des présences d’identité infernale, suractivées, et déjà en position de prendre le relais pour agir au niveau de l’histoire en marche, dont elles investissent souterrainement les instances décisives. La Colombe d’Argent d’André Biély est un document tout à fait inestimable pour la mise à nu des raisons subtilement, nocturnement dissimulées qui se trouvent à l’origine des mystérieux délitements, des éboulements sociaux obscurs ayant rendu possible le brusque renversement apocalyptique des années 1917-1918 et, finalement, la liquidation de l’Empire Russe, forteresse réputée inexpugnable de la juste foi orthodoxe et de ces certitudes christologiques, eucharistiques et paraclétiques. La Colombe d’Argent, figure renversée, démoniaque, du Saint Paraclet.

Alors que dans Saint-Pétersbourg d’André Biély, il se passe quelque chose d’incroyablement mystérieux et terrible. Sur le mur d’une chambre à usages clandestins, apparaît comme une sorte de boursouflure spasmodique, pernicieuse, comme une sorte de bouclier s’autoconstituant de par la substance même du mur mise au travail, et en son centre cette boursouflure produisant un „visage diabolique”, venant d’outre-monde, qu’André Biély, lui, appelle „le Chinois”, mais, qui, en réalité, n’est rien d’autre qu’une représentation médiumnique de V.I. Lénine, une excroissance prophétique décisive du „cauchemar mongolique” hantant sans répit l’inconscient abyssal russe.

Je me suis d’ailleurs à maintes reprises déjà demandé si cet épisode du „visage dans le mur” du roman d’André Biély ne serait, en fait, la figure prophétique centrale, originelle, de l’ensemble de la Révolution Communiste qui allait venir, à son double niveau russe et planétaire.

Avec son extraordinaire roman occultiste intitulé Walkers – en français Démences, paru aux Presses de la Cité, Paris, en 1991 – Graham Masterton fournit une illustration aussi terrifiante que proche de la réalité la plus secrète des choses telles que parfois elles se laissent surprendre. J’ai moi-même longuement instruit le procès de Walkers de Graham Masterton et, entre autres, je renvoie, à ce sujet, au texte que j’avais donné au Monde Inconnu de septembre 1991, sous le titre de Revient-elle l’ancienne religion de la Terre et du Feu ? Or, dans un certain sens, tout y est déjà dit. Il suffît de savoir s’en approcher en toute justesse d’angle, ou de lire entre les lignes. Prendre la tangente spectrale.

J’ajouterai que l’occultisme de très haut niveau, à prétentions cosmiques, connaît depuis toujours le maniement des procédures de la transréverbération murale, ce qui – tout comme dans Saint-Pétersbourg d’André Biély, et dans Walkers de Graham Masterton – sort à moitié, et même entièrement, des murs maléfiques, des rochers, des surfaces de terre battue, anciennes. Tels des reliefs mouvants, convulsionnaires, grimaçants, débordant de haine, écumants. Parfois des figures sont reconnaissables, qui appartiennent, toutes, aux démonologies propres du monde des ténèbres souterraines.

Vers la moitié du première millénaire, on avait vu naître, et naître comme de rien, un immense tourbillon migratoire qui, ayant happé les innombrables peuplades mongoliques du Continent Jaune, les avait ensuite violemment propulsées en avant, d’Est en Ouest, de l’Asie profonde vers l’Europe, cataclysme historique ayant marqué à jamais l’inconscient abyssal des peuples russes et européens, et dont les obscures séquelles sont restées souterrainement agissantes jusqu’au milieu du deuxième millénaire et même, dans un certain sens, jusqu’à présent.

Devant les ruines de Samarkand détruite, réduite en cendres par les hordes mongoliques, devant les champs sans fin d’amoncellements, de pyramides de crânes ruisselants de sang, l’historien arabe Ibn al Azir témoignait : „Depuis la création du monde, il n’y a pas eu de pire catastrophe pour l’humanité, et rien de pareil ne se produira jusqu’à la fin du monde”.

Seule la mise en œuvre magicienne d’une démonologie active des dimensions les plus vastes pourrait éventuellement expliquer la mobilisation, l’ébranlement migratoire, le fanatisme illuminé, la volonté démentielle, spasmodique, enflammée, des Hordes Mongoliques en marche, leur puissance de durée et de persistance aveugle à la tâche, leur soif inextinguible de  sang et de destruction, leur irrésistibilité apparemment surhumaine sur la crête de l’élan mystagogique porteur, leur constitution de masse non-humaine. Ramenées de quels infra-mondes de chaos, de ténèbres et de vide extérieur par l’action magicienne des Grands Chamans de la Race se tenant à l’abri de leurs cités immémoriales, enfouies dans les sables mystagogiques de l’Asie Centrale, les puissances de Haute Démonologie ayant agi à travers les migrations mongoles sont cependant restées en suspens, dans le proche invisible, lors de l’extinction historique de l’élan magicien originel de la Horde Porteuse, pour être à nouveau réactualisées, mobilisées et remises à  l’œuvre,  à  un  niveau,  cette  fois-ci,  presque  exclusivement metapsychique, par les groupements d’obédience infernale ayant choisi d’investir VI. Lénine pour préparer l’Acte Final incombant aux délégués de pouvoir du „Mystère d’Iniquité”.

Ce n’est que dans l’ouverture médiumnique de cette science différente de l’histoire du monde que l’on peut se rendre compte jusqu’à quel point la figure du „chinois dans le mur” qu’utilise André Biely dans son Saint-Pétersbourg est gratifiante, porteuse des dernières clefs révélationnelles.

Cette vision d’André Biély est en effet une annonciation noire, infernale, disant le retour imminent d’anciens déchaînements démonologiques (or, comme on l’a vu, c’est bien ainsi que les choses s’étaient passées, quelques années après).

A ce niveau, pourtant, niveau situé au-delà de celui des simples faits, les ténèbres sanglantes du cauchemar des invasions mongoles du passé n’auront été que la partie visible du grand cérémonial noir en cours, dont la partie symbolique, prophétique et annonciatrice se trouvait implicitement dissimulée derrière sa partie manifeste, et concernait précisément la „deuxième vague” de l’investissement de l’espace eurasiatique par les ténèbres du non-être, à savoir la Révolution Communiste de Russie. Mais chaque fois – lors des invasions mongoles, lors de la révolution communiste russe – rien n’aura pu être fait sans la mobilisation occulte d’immenses pouvoirs métapsychiques noirs et leurs mises en branle opérative par des centrales puissamment instruites à cette fin.

 

Jean Parvulesco

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