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Marion Sigaut, historienne française. Message à Iurie Roşca

13:39, 20 iunie 2018 | Declarații | 686 vizualizări | Nu există niciun comentariu | Autor:

Il y a dix ans, cela faisait près de 30 ans que je luttais pour faire entendre mon témoignage.

Partout où une porte s’entrouvrait aussitôt elle se refermait, à double, triple tour.

Je me croyais maudite !

Par la magie d’Internet, j’ai découvert et rencontré Alain Soral

La porte s’est ouverte.

J’ai trouvé non la puissance et la gloire, non l’argent, mais mon public.

J’ai trouvé ceux à qui je veux m’adresser : ceux qui cherchent la vérité et sont intéressés à la passer aux autres.

Ceux qui sont prêts à donner d’eux-mêmes pour faire avancer le combat indispensable contre les forces du Mal

  • qui détruisent les valeurs,
  • pillent la terre,
  • corrompent la jeunesse,
  • sexualisent et violent les enfants.

Les forces du Mal qui :

  • effacent le passé,
  • mentent sur notre Histoire, détruisent nos églises,
  • bafouent nos sentiments légitimes et notre amour de la Patrie.

J’ai commencé à rencontrer ces gens, leur parler, leur écrire, écrire des livres, donner des conférences, publier des vidéos.

J’ai reçu quantité de témoignages, de remerciements, de déclarations d’amour, d’encouragements.

Et un jour, j’ai reçu une invitation de Moldavie !

La Moldavie !

Il m’a fallu chercher sur la carte !

Un certain Iurie Rosca m’avait lue.

Iurie ! Moldave et francophone, chrétien et pratiquant, fou de culture, de livres, de pensée et de paroles.

Iurie, tu m’as invitée à me joindre à un forum international pour une alternative au libéralisme et au capitalisme financier.

Toute l’essence de mon combat depuis toujours.

Je ne suis décidément plus seule !

Lutter contre les puissances d’argent,

le globalisme niveleur,

la démoralisation des peuples,

le libéralisme qui tue,

l’esclavage moderne !

Quel honneur ! Quel bonheur !

Ces trois jours passés chez toi furent inoubliables, par la qualité des intervenants, l’enthousiasme de ton accueil, ta gentillesse, ta vivacité, ta culture et ton hospitalité si chaude qu’on veut immédiatement te la rendre.

Tu vois ce que je veux dire ?

Depuis, tu as publié des textes, emporté nos livres pour les traduire, continué de susciter des rencontres et des traductions pour promouvoir chez toi et plus loin les travaux de notre dissidence…

Iurie Rosca, sur le pont en permanence pour que les idées circulent…

Tu risques sept ans de prison ?

Je n’ai pas besoin de savoir si ce qu’on te reproche a le commencement d’un fondement, ou non. Je m’en fiche.

Je sais ce que j’ai subi et subis encore de la part de ceux qui ne veulent pas que je parle.

Je sais ce que subissent Alain Soral et bien d’autres ici en France, qui refusent de plier et de se taire.

Tu es menacé Iurie, tu risques ta liberté, parce que si ce n’était pas le cas, ça voudrait dire que tu ne sers à rien.

Pour me consoler d’une trahison qui me transperçait, tu m’as dit: « Les gens à qui on donne plus qu’ils ne méritent croient qu’ils méritent plus que ce qu’on ne leur a donné ».

Tu fais partie, Iurie, des gens à qui on ne donnera jamais assez, parce que tu vaux au-delà de ce qu’on peut imaginer.

Courage Iurie ! Courage !

Marion Sigaut